Tu veux jouer à la vache ? Okay, tin' de pute moi je suis Tony Montana, vous baisez avec moi !
La réplique, lancée par Tony Montana dans le film Scarface, est un mélange d'argot et d'une déclaration d'identité et de pouvoir. L'expression « Tu veux jouer à la vache ? » (qui pourrait être une mauvaise traduction ou une adaptation du verbe anglais « to be a pig » dans un contexte de corruption ou de trahison, ou une référence à un jeu dangereux) est une interpellation menaçante. La suite, « Okay, tin' de pute moi je suis Tony Montana, vous baisez avec moi ! », est une affirmation brutale de sa suprématie et de sa dangerosité. Il se présente comme l'unique pouvoir en place, rejetant toute forme de contestation ou de rivalité.
Symboliquement, cette réplique incarne le paroxysme de l'arrogance et de la soif de pouvoir de Tony Montana. Elle représente l'ivresse du succès et de l'impunité dans le monde criminel. C'est le moment où Tony, ayant atteint le sommet (ou se croyant au sommet), se sent intouchable et provoque ouvertement ses ennemis ou ceux qui remettent en question son autorité. Le langage cru et la référence à son nom sont des symboles de sa déshumanisation progressive et de son identification totale à son rôle de « caïd ».
Bien que le langage soit trop violent pour un usage courant, l'esprit de la réplique est souvent cité ou parodié pour :
L'idée principale à retenir est que l'excès de pouvoir et l'arrogance mènent inéluctablement à la destruction. Tony Montana, en se déclarant intouchable et en rejetant toute prudence, scelle son propre destin. La morale est celle du « trop » : trop de richesse, trop de pouvoir, trop d'arrogance entraînent la perte de soi et la chute brutale. Elle souligne également la solitude du pouvoir absolu.
La réplique provient du film Scarface, réalisé par Brian De Palma en 1983. Elle est prononcée par le personnage principal, Tony Montana, interprété par Al Pacino. Le scénario est signé par Oliver Stone. Le film est un remake libre du Scarface de 1932, mais cette réplique spécifique est caractéristique de la version de 1983 et du style excessif de Tony Montana.
Cette réplique intervient généralement lors d'un moment de tension extrême, souvent quand Tony Montana est acculé ou confronté à une menace réelle ou perçue. Elle est typique de ses éclats de violence verbale et physique, survenant après qu'il ait consommé de la cocaïne. Dans la version finale, elle peut être associée à la scène de l'affrontement final ou à un moment où il exprime son mépris pour ses rivaux ou même les forces de l'ordre, renforçant son image de bête traquée et dangereuse.
Cette phrase est l'essence même de Tony Montana : elle est violente, mégalomane, et exprime un besoin irrépressible de contrôle et de reconnaissance. Elle montre qu'il a abandonné toute tactique pour ne plus fonctionner que sur l'intimidation pure et simple. C'est l'expression la plus crue de son mantra : « Le monde est à vous », mais à travers une emprise totale et brutale.
Le thème central de Scarface est la critique du rêve américain perverti par le crime. Cette réplique illustre ce thème parfaitement. Tony Montana a réussi le rêve (argent, pouvoir), mais il l'a transformé en cauchemar par son arrogance et sa violence. La phrase symbolise la corruption de l'âme du personnage qui a confondu succès et toute-puissance, et le lien indissociable entre l'ascension criminelle et l'autodestruction.
Culturellement, la réplique a contribué à faire de Tony Montana un archétype durable dans la culture populaire, en particulier dans les communautés qui s'identifient à l'idée de l'outsider qui réussit contre toute attente. Émotionnellement, elle est choquante, délibérément excessive et mémorable. Elle crée une tension palpable et rappelle aux spectateurs le danger constant et la folie qui entourent le personnage.
Tu penses avoir tout perdu, mais en ce moment une personne avec beaucoup moins que toi est heureuse.