Je suis venu chercher une tête...
Je ne suis pas dieu, je fais des erreurs.
Je ne tomberai pas. J'ai atteint le centre. J'écoute le battement d'on ne sait quelle horloge divine à travers la mince cloison charnelle de la vie pleine de sang, de tressaillements et de souffles. Je suis près du noyau mystérieux des choses comme la nuit on est quelquefois près d'un coeur.
Je suis dans la vie comme un passager dans un avion qui va s'écraser et je me dis que les gens sont fous de penser à autre chose qu'à la fin.
Le mariage et l'amour ne font qu'un,en général, dans la tête des femmes. Rares sont les hommes qui peuvent obtenir celui-là sans leur accorder celui-ci.
Je me suis souvent interdit beaucoup de choses par peur de sombrer dans la débrouille.
Moi à la base, je voulais faire prêtre mais comme je suis trop timide pour aborder les enfants...
Je suis athée, autant qu'on peut l'être et je fais tout ce qu'il me plaît de faire. J'ai horreur des pauvres, j'exècre la douleur et j'aime mieux une mauvaise conscience qu'une mauvaise dent.Je me moque de votre Dieu sanglant et n'ai que faire des absolutions que vous prodiguez aux petites bonnes gens de ce village.
Personnellement, je suis à droite, et cela ne me gêne pas de le dire. Je suis même de « droite-droite ».
-Qu'est-ce que vous allez chercher là-bas ? -J'attends d'être là-bas pour le savoir.
Je ne suis pas un aventurier, un guerrier, je suis un homme seul.
Maintenant, je suis devenu la mort, le destructeur des mondes.
Je suis scientifique mais aussi chrétien... Les miracles sont plus fiables.
L'économie regorge de trucs qui vous donne le goût de reculer loin loin loin, de courir comme un dément et de vous planter la tête la première dans le mur qui vous attend flegmatiquement.
La vérité est que je suis un bricoleur, un maverick, bref un type pas vraiment sérieux.
Il n'est point de grand conquérant qui ne soit grand politique. Un conquérant est un homme dont la tête se sert, avec une habileté heureuse, du bras d'autrui.
Que voulez-vous, je suis un homme de loi. C'est pourquoi je ne peux me libérer du mal.
Un tel est mort. Pourquoi irai-je à son enterrement puisque, j'en suis certain, il n'ira pas au mien ?
La possibilité du suicide procure un calme qui permet de faire front quand les nuits sont longues.
Le mari et la femme ne font qu'un. Et moi, quand je suis seul, je m'ennuie.
Chose significative: ce n'est pas par la tête que les civilisations pourrissent. C'est d'abord par le coeur.
Le travail dont je suis le plus fier est le travail dont j'ai le plus peur.
Le lundi, je suis comme Robinson Crusoé, j'attends Vendredi.
Je me suis cru mort moi aussi, jusqu'à ce que je découvre que j'étais au Nebraska.
Je suis devenu Français d'abord, dans ma tête, dans mon coeur, dans ma manière d'être, dans ma langue... J'ai abandonné une grande partie de mon arménité pour être Français... Il faut le faire. Ou alors il faut partir.
La Nature : On me dit une mère et je suis une tombe. Mon hiver prend vos morts comme son hécatombe, Mon printemps ne sent pas vos adorations.
Le rire est le propre de l'homme et je suis son gant de toilette.
Le patriotisme n'est pas exclusif : c'est la même chose que l'humanité. Je suis patriote parce que je suis homme et humain.
Je suis arrivé à la conclusion qu'il n'est pas vraiment possible d'aider les autres.
J'ai toujours une pince à épiler et des ciseaux dans mon sac : je suis un peu folle avec mes ongles.
Moi, matricule 30743 de l'armée de défense d'Israël, je suis aujourd'hui un soldat de la paix... Enough blood and tears ! Enough!