On n'oublie pas le visage de la personne qui a représenté votre dernier espoir.
Quand l'homme se regarde beaucoup lui-même, il en arrive à ne plus savoir quel est son visage et quel est son masque.
La soif d'égalité n'est souvent qu'une forme avouable du désir d'avoir des inférieurs et pas des supérieurs.
Les rides qui fanaient le visage de la Patrie, les morts de la France combattante les ont effacées; les larmes d'impuissance qu'elle versait, ils les ont essuyées; les fautes dont le poids la courbait, ils les ont rachetées.
Tout ce qui oublie la mise en scène et la maîtrise de l'illusion pour verser dans la simple hypothèse et maîtrise du réel tombe dans l'obscène. Le mode d'apparition de l'illusion est celui de la scène, le mode d'apparition du réel est celui de l'obscène.
Heureux celui qui oublie ce qu'on ne peut plus changer.
Le temps, dans sa lutte contre l'homme, joue avec lui, et quand il s'ennuie, il le tue.
Sur Rafael Nadal: Chaque point qu'il joue est comme un point de match. C'est pourquoi il est le champion en ce moment.
La souffrance enlaidit les êtres. Elle durcit les traits, fige le sourire, donne des rides et un teint gris. Le visage des gens qui souffrent fait mal voir.
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Désirer tout et le désir lui-même.
On oublie souvent que la mer, avant tout, n'a pas d'âge ; sa force réside en cela.
Pour les musulmans, Mahomet est une figure sacrée. Ils sont nombreux à se sentir offensés s'il est mal représenté.
On oublie souvent de dire que les meilleurs créneaux sont ceux des châteaux forts.
Rien ne fait plus de mal à la beauté que le désir et l'argent.
Un enfant humain est le fruit de trois désirs:il faut au moins le désir conscient d'un acte sexuel complet du père,il faut au moins un désir inconscient de la mère,mais ce qu'on oublie c'est qu'il faut aussi le désir inconscient de survivre pour cet embryon dans lequel une vie humaine s'origine.
La souffrance est notre plus fidèle amie : elle revient toujours. Souvent elle change de robe, et même de figure ; mais nous la reconnaissons aisément à son étreinte cordiale et intime.
Qui joue perd. C'est mathématique. Les statistiques ne trompent pas. Et pourtant, il faut jouer pour gagner, même si les chances sont minces.
À force de combiner, d'inventer des mensonges, on a le visage qui se déforme. Ceux qui combinent ont tôt ou tard la gueule de traviole.
Mourir dans un monde c'est renaître dans l'Autre Monde.
Croire en Dieu, c'est désirer qu'il existe, et c'est en outre se conduire comme s'il existait ; c'est vivre de ce désir et faire de lui notre ressort intime d'action.
A l'issue d'une longue guerre nationale, la victoire bouleverse comme la défaite.
Je ressens un désir sincère et humble, et je ferai jusqu'à ma mort, d'augmenter le stock de gaieté inoffensive.
L'absence est une ride du souvenir. C'est la douceur d'une caresse, un petit poème oublié sur la table.
En un mot, sitôt la victoire acquise, le prolétariat ne doit plus se tourner contre le parti réactionnaire vaincu, mais contre ses anciens alliés, contre le parti qui veut exploiter seul la victoire commune.
A la longue on joue de plus en plus mal le rôle qu'on s'est octroyé.
La télévision joue avec le réel et met entre la vie et nous un écran sur lequel ne s'agitent que des ombres.
Gardez votre visage dans le soleil et vous ne verrez pas les ombres.
Chaque fois qu'un désir est comblé, son objet nous devient indifférent.
Mon amour pour elle est mort ce matin-là dans cette chambre du Waldorf Astoria. Il est mort mais il a laissé une cicatrice terrible. À dater de ce jour, j'ai toujours eu très peur de tomber amoureux, car cela signifie devenir vulnérable, faible, enchaîné. J'étais bien décidé à ne plus me laisser prendre.
Si Dieu est quelque part, c'est dans le visage de l'autre.