Réplique Dikkenek sur Dit, Rime et Tartine

Je rime et je rame comme tartine et boterham, hein comme on dit.

Explications

Sens littéral de la réplique

  • La phrase "Je rime et je rame comme tartine et boterham" est un jeu de mots typiquement belge qui joue sur la sonorité et le sens.
  • Rimer signifie avoir la même sonorité finale. Dans ce cas, "rame" et "boterham" ne riment pas de manière classique, mais la construction est utilisée comme une expression figée.
  • Ramer signifie avoir des difficultés, peiner, galérer.
  • Tartine est un terme français désignant une tranche de pain beurrée, ou avec de la confiture, etc.
  • Boterham est un terme néerlandais (flamand) signifiant également une tartine ou un sandwich.
  • Littéralement, l'expression évoque l'idée de faire quelque chose aussi naturellement ou aussi mal assorti que "tartine" (français) et "boterham" (néerlandais) qui désignent la même chose mais ne riment pas, ce qui est absurde et drôle. L'adjonction de "rame" renforce l'idée de la difficulté.

Sens symbolique ou profond

  • Ce sens est profondément lié à la Belgitude, à la cohabitation (parfois difficile, parfois comique) des cultures francophone et néerlandophone en Belgique.
  • La réplique symbolise le bilinguisme ou la double appartenance : deux mots pour la même chose, mais qui coexistent et s'opposent en même temps.
  • L'expression de "ramer" (avoir du mal) accolée à cette dualité linguistique peut symboliser la complexité de l'identité belge ou de la communication entre les communautés.

Interprétations possibles

  • Expression d'une difficulté : Le personnage utilise cette tournure pour dire qu'il a du mal à s'exprimer, à trouver ses mots ou qu'il se sent mal à l'aise dans la situation, tout en utilisant une expression compliquée et ironique.
  • Ironie et autodérision : C'est une manière d'intellectualiser une difficulté banale de manière alambiquée, ce qui est caractéristique de l'humour belge et du style du film.
  • Jeu sur le langage : Le personnage cherche à faire une belle phrase ("Je rime") mais reconnaît immédiatement l'échec ou la maladresse ("je rame") en utilisant une référence linguistique absurde.

Usage ou référence dans la vie quotidienne

  • L'expression, bien que spécifique au film, est devenue un symbole de l'absurdité belge et est souvent citée pour illustrer un sentiment de confusion, de contradiction ou de difficulté à s'entendre entre communautés, toujours sur un ton léger et autodérisour.
  • Elle est utilisée par les fans de Dikkenek pour signaler une situation où l'on se sent à la fois bien et mal, ou quand on cherche une rime qui n'existe pas.

Morale ou idée à retenir

  • L'idée principale à retenir est que la complexité et l'absurdité peuvent être sources d'humour.
  • La morale pourrait être : acceptez vos contradictions et votre difficulté à trouver la bonne formule ; le chemin tordu est parfois plus drôle que la ligne droite.
  • C'est aussi une ode au patois et aux expressions locales qui créent une identité unique.

Origine de la réplique

  • L'expression a été popularisée par le film Dikkenek (2006).
  • Elle a pu être inspirée par une expression orale belge préexistante, mais sa notoriété et sa formulation exacte dans ce contexte sont attribuées au scénario du film. Le mariage forcé des deux termes pour le même objet est typique des jeux de mots sur l'identité linguistique.
  • Le réalisateur, Olivier Van Hoofstadt, a puisé dans le langage populaire bruxellois pour créer un humour authentique.

Contexte de la scène

  • La réplique est prononcée par un personnage inconnu lors d'une scène de mariage ou de fête. Ce personnage est généralement un type de Belge "Monsieur Tout-le-Monde" qui veut philosopher ou se montrer spirituel.
  • Il intervient souvent de manière incongrue ou non sollicitée, en quête de reconnaissance. La réplique arrive comme une tentative de trait d'esprit, une petite pirouette linguistique pour se donner de l'importance.
  • Il tente de se rendre intéressant ou de faire preuve d'un certain niveau de culture ou de poésie, mais le résultat est maladroit et d'autant plus comique.

Lien avec le personnage

  • Bien qu'il soit désigné comme "Personnage inconnu", son type est reconnaissable. C'est l'archétype du branleur magnifique qui veut avoir l'air important.
  • Son utilisation d'une réplique aussi tortueuse et finalement creuse renforce le trait de caractère des personnages du film qui sont souvent des poseurs ou des individus qui se donnent de grands airs sans avoir la substance.

Lien avec le thème du film

  • Le thème central de Dikkenek est l'observation, souvent cynique et comique, de la faune bruxelloise et de ses travers. Le terme "Dikkenek" signifie d'ailleurs "grosse nuque" et s'applique à quelqu'un qui se prend pour quelqu'un d'important ou qui fait son fier.
  • La réplique est un condensé de cela : un personnage qui fait son dikkenek en essayant de sortir une phrase choc, mais qui n'est finalement qu'une expression maladroite de la confusion identitaire belge.

Impact émotionnel ou culturel

  • Comique et Mémorable : La phrase est très drôle de par son absurdité et est immédiatement reconnaissable par ceux qui connaissent le film, provoquant un sourire nostalgique.
  • Identification Culturelle : Elle est devenue un emblème de l'humour absurde et surréaliste belge, au même titre que d'autres répliques cultes du film. Elle permet aux Belges, ou aux amateurs du film, de se sentir dans une communauté de connaisseurs qui partagent cette référence.

Citation  Dikkenek dit : Je rime et je rame comme tartine et boterham, hein... (film & série)

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