Un bossu vous lui enlevez les bras et les jambes ça fait une madeleine.
Le rêve n'épargne rien, et pourtant il n'oblige jamais.
Quand le pain est mouillé, il faut le boire.
Ma manière de m'en tirer, à cette époque, c'était de concevoir l'histoire de la philosophie comme une sorte d'endulage ou ce qui revient au même, d'immaculée conception. Je m'imagine arriver dans le dos d'un auteur, et lui faire un enfant, qui serait le sien et qui serait pourtant monstrueux.
Le voyage n'élargit pas seulement l'esprit, mais lui donne de la forme.
Ce n'est pas ce petit corps-ci qui est Dieu ; comme n'importe quel autre corps, il périra un jour ; mais le Dieu intérieur est impérissable et éternel.
Quand il y a tant d'ennemis et de choses négatives, je m'en fous.
Jospin a été prof, il paraît. Ah ! J'aurais bien aimé le voir devant une classe de cinquième en banlieue ! S'il avait vécu ça, il aurait voté Le Pen !
Il ne faut pas avoir trop faim pour bien manger, car, dès qu'on se met à table, on n'a plus faim. De même il ne faut pas se sentir trop passionné quand on veut écrire.
Il faut accepter son âge, avec ces avantages formidables de sagesse, de douceur, de sérénité. Il faut bien accepter la mort aussi...
Pinocchio n'a pas eu de chance : il a eu la gueule de bois toute sa vie !
Quand les autorités défendent l'idée que le sexe est un péché, il y a une importante leçon à retenir : ne pas faire l'amour avec les autorités.
L'homme, bien qu'il soit lui-même mortel, ne peut se représenter ni la fin de l'espace, ni la fin du temps, ni la fin de l'histoire, ni la fin d'un peuple, il vit toujours dans un infini illusoire.
Chacun n'est que ce que ce que tous les autres lui permettent d'être.
Dire qu'il faut transmettre les valeurs de la République, c'est trop faible : il faut transmettre l'amour de la France.
Le monde n'est pas gouverné par des imbéciles, mais il n'y a que les imbéciles qui se flattent de pouvoir le gouverner.
Il faut que chacun garde le rang que le sort lui assigne ; il n'en est point d'assez bas pour humilier un bon esprit.
Mais l'inconnu est «l'homme des foules» et il est vain de le suivre, car il restera toujours un anonyme, et l'on n'apprendra jamais rien sur lui.
Le métier que je fais est bouleversant et ravageur. Mais il m'apporte un bonheur incommensurable
L'esclave est un serviteur qui ne discute point et se soumet à tout sans murmure. Quelquefois il assassine son maître mais il ne lui résiste jamais.
Qui vient en pays étranger, étranger il devient.
Seules les victimes auraient éventuellement le droit de pardonner. Si elles sont mortes, ou disparues de quelque façon, il n'y a pas de pardon possible.
Combien mérite de mépris et de haine tout homme qui abuse, pour le malheur du genre humain, du génie et des talents que lui donna la nature !
Ne vous associez pas à des personnes toxiques. Il vaut mieux être seul et s'aimer qu'entourer de gens qui vous font vous détester.
Je traîne à chaque pas un boulet trop lourdFait de regrets, d'ennuis, de souvenirs moroses ;Mais parfois, remembrant mes plus vieilles amoursJe trouve un doux parfum aux plus tristes des choses.
Demain est la chose la plus importante de la vie. Il nous arrive à minuit encore tout propre. Quand il arrive il est parfait, et il se blottit dans nos mains en espérant que l'on a tiré quelque leçon de la veille.
L'homme fort dit : je suis. Et il a raison. Il est. L'homme médiocre dit également : je suis. Et lui aussi a raison. Il suit.
Le néant, lui aussi, connaît ses propres drames.
Il ne faut pas offrir aux gens ce qu'ils demandent. Non ! Il faut leur faire demander ce qu'on offre.
Un homme ne se bat pas pour gagner ; il vaut mieux se battre en vain.
Si les triangles faisaient un Dieu, ils lui donneraient trois côtés.