Écoute... Je n'aime pas faire la morale, mais je vais te donner un conseil qui te servira à jamais. Dans la vie tu rencontreras beaucoup de cons. S'ils te blessent, dis-toi que c'est la bêtise qui les pousse à te faire du mal. Ça t'évitera de répondre à leur méchanceté. Car il n'y a rien de pire au monde que l'amertume et la vengeance. Reste toujours digne et intègre à toi-même.
La réplique est un conseil de vie donné par une grand-mère à sa petite-fille. Elle met en garde contre la cruauté humaine (les « cons ») et propose une stratégie pour y faire face : attribuer leurs actions blessantes à la « bêtise » plutôt qu'à la méchanceté pure. Le but est d'éviter de sombrer dans l'« amertume et la vengeance », et de privilégier la « dignité » et l'« intégrité à soi-même ».
Au-delà du simple conseil interpersonnel, la réplique symbolise une sagesse profonde face à l'adversité et à l'injustice, notamment dans un contexte sociopolitique difficile. La « bêtise » peut être interprétée comme l'ignorance, la peur ou l'aliénation, qui sont souvent les moteurs des comportements tyranniques ou mesquins. L'appel à la « dignité » et à l'« intégrité » est un plaidoyer pour la résistance intérieure, pour la préservation de son essence morale face à la corruption du monde extérieur.
Ce conseil est universel et peut être appliqué dans de nombreuses situations du quotidien où vous êtes confronté à la malveillance, la jalousie ou l'injustice. Il encourage à :
L'idée principale est que votre paix intérieure et votre dignité morale sont plus précieuses que n'importe quelle petite vengeance. La bêtise est une maladie contagieuse ; évitez de la contracter en répondant au mal par le mal. Il est plus noble de rester fidèle à ses propres valeurs, même face à l'adversité la plus abjecte.
Cette réplique est extraite de l'œuvre Persépolis, une autobiographie de Marjane Satrapi initialement publiée sous forme de bande dessinée (entre 2000 et 2003) et adaptée au cinéma en film d'animation en 2007. Elle est prononcée par le personnage de la grand-mère de Marjane.
Dans le film, cette réplique est un des moments clés qui scelle la relation fusionnelle et éducative entre Marjane et sa grand-mère. Elle est souvent citée comme ayant lieu lors d'un moment où Marjane est tentée par la facilité ou la lâcheté (par exemple, après avoir accusé à tort un homme pour échapper à un contrôle des gardiens de la Révolution, ou lors de son exil et de ses doutes). C'est un conseil donné à un moment de grande vulnérabilité ou de crise morale, servant de boussole à la jeune fille.
La grand-mère est le symbole de la résistance tranquille, de la sagesse et de la liberté d'esprit dans Persépolis. Elle est le pilier moral de Marjane. Elle fume, jure, et met des fleurs de jasmin dans son soutien-gorge pour sentir bon, représentant une forme d'indépendance joyeuse et têtue face aux régimes totalitaires. Ce conseil incarne parfaitement sa philosophie : l'intégrité personnelle est l'ultime rempart contre la tyrannie et la bêtise du monde.
Le thème central de Persépolis est l'épreuve de l'identité et de la liberté individuelle face à l'oppression politique et culturelle. La réplique est directement liée à ce thème car elle donne à Marjane l'outil psychologique pour survivre et rester elle-même (« Reste toujours digne et intègre à toi-même ») dans un environnement où la bêtise du régime et de ses agents menace constamment son intégrité.
Cette réplique est devenue l'une des plus célèbres de l'œuvre. Son impact culturel est immense :