Je me suis mis à écrire comme on enfile une tenue de combat.
La vie est perdue contre la mort, mais la mémoire gagne dans son combat contre le néant.
Notre espoir est que la lecture élémentaire de bandes dessinées mènera à la joie de lire de bons livres.
Je ne comprends pas comment quelqu'un peut écrire sans tout réécrire encore et encore.
Les masses affamées ne réclament qu'un seul poème : de la nourriture réconfortante. On ne doit pas la leur donner en aumône. Il faut qu'elles la gagnent à la sueur de leur front.
Les choses nouvelles, on ne devrait les écrire qu'après coup.
- [Lisant son discours à l'enterrement de sa soeur] Ma soeur me manque. Chaque nuit vers 22h, elle avait l'habitude de m'appeler et quand je lui demandais pourquoi... Elle me répondait que son corps lui disait... Elle veut entendre ma [...] ► Lire la suite
L'éducation d'un enfant, on le sait, c'est souvent un combat constant entre les valeurs de la famille et celles de l'entourage.
Qui sait écrire ? C'est se battre avec l'encre pour se faire entendre.
Qui trop combat le dragon devient dragon lui-même.
Tout le poème de Job est le développement de cette idée : la grandeur qu'on trouve au fond de l'abîme.
Mes mots déséquilibrés sont le luxe de mon silence. J'écris par pirouettes acrobatiques et aériennes - j'écris à cause de mon profond vouloir parler. Quoique écrire ne me donne que la grande mesure du silence.
Passer sa vie dans l'opposition est pour un homme politique ce que serait pour un poète se condamner à lire et à juger les vers des autres.
Les «coups de sang» de mis sociétaires ont fait l'admiration des plus éminents hématologues. Ils m'ont permis de découvrir que ce qui devait bien se lire ne pouvait être mal écrit.
Le poème est la communication d'un homme avec lui-même.
Est-il rien de si pitoyable au monde que les fonctions de journaliste de province, condamné à ne jamais écrire que des vulgarités pour se mettre au niveau de son public.
L'homme sage doit connaître ses limites. Moi c'est simple, j'arrête de boire dès que je ne peux plus lire l'étiquette.
Au frontispice de tous les théâtres, il faudrait écrire : ici n'entre pas l'homme de lettres.
Il m'est égal de lire que les sables des plages sont chauds, je veux que mes pieds nus le sentent.
On ne peut jamais écrire ce que l'on ressent vraiment. Les mots ne peuvent s'élever dans les airs avec le coeur, ils ne font que tomber sur le papier.
Il est plus économique de lire Minute que Sartre. Pour le prix d'un journal on a à la fois La nausée et Les mains sales.
L'intelligence n'aide en rien à écrire de bons poèmes ; elle peut cependant éviter d'en écrire de mauvais.
Il faut écrire pour soi, avant tout, c'est la seule chance de faire beau.
Entre exil et exil, le poème est boussole du cadavre qui rentre au pays.
Il faut se motiver pour s'armer contre la terreur du défaitisme, contre l'hégémonie des cyniques. C'est un combat à mener.
L'enfer, c'est la présence infinie du temps mêlée à l'espérance de la fin du temps.
Les bons romans portent sur le combat entre le bien et le mal, et la traversée des apparences vers la réalité.
Ne combat jamais un homme qui n'a rien à perdre.
Mieux vaut la mort dans le combat que la vie d'un vaincu.
Avec le traitement de texte, vous allez vous apercevoir que, pour chaque minute passée à écrire des mots, vous passerez au moins dix minutes à choisir dans quelle police de caractères les habiller.
L'art de lire consiste à savoir sauter les pages.