Charlie Hebdo veut défendre la "liberté de conscience" et non pas seulement "la liberté de religion".
L'amitié est une religion sans dieu ni jugement dernier.
Toute pensée qui dure est contradiction. Tout amour qui dure est haine. Toute sincérité qui dure est mensonge. Toute justice qui dure est injustice.
Sur les chemins de la vie, la conscience est un encombrement bien plus important qu'une femme ou une calèche.
Sans la religion (chrétienne surtout) l'érotisme est moins intéressant. Plus on est chrétien, plus on jouit.
Ce que j'appelle vivre n'est pas autre chose que la conscience que l'humanité a d'elle-même.
La mesure de la grandeur d'une idée scientifique est la mesure dans laquelle elle stimule la pensée et ouvre de nouvelles voies de recherche.
La jeunesse, c'est plus qu'une peau fraîche ! C'est un état d'esprit ! C'est une vigueur, une pensée possiblement aussi fugitive que la beauté !
Toute doctrine se présente nécessairement comme une affaire plus avantageuse que les autres. Elle dépend donc des autres.
La religion est sous certains aspects comparable à la mode; elle gagne à se nourrir de la diversité des tendances.
Ce métier est pour moi une religion. Une religion d'amour.
La pensée est immortelle, à condition qu'on la fasse perpétuellement renaître.
La pensée ne s'achève que lorsqu'elle a trouvé son expression.
L'homme digne d'être écouté est celui qui ne se sert de la parole que pour la pensée, et de la pensée que pour dire la vérité et la vertu.
La pensée est d'essence si rare que partout où l'on en découvre une manifestation, l'on est tenté, non seulement de la goûter, mais de l'approuver.
Crèches, écoles maternelles : dès que l'enfant commence à reconnaître des formes, il est façonné par une pensée politique. La première couleur qu'on lui fait aimer est le rouge. Les premiers gestes qu'il imite sont révolutionnaires - lever le poing, en frappant le sol du talon. Les premiers chants sont des hymnes guerriers.
La religion est une fatigante solution de paresse.
Vivre, c'est avoir la conscience d'être.
Il n'est peut-être pas indifférent à certains anatomistes de la pensée de savoir que l'âme est la femme.
Ceux qui disent que la religion n'a rien à voir avec la politique ne savent pas ce qu'est la religion.
Sortie de la religion ne signifie pas sortie de la croyance religieuse, mais sortie d'un monde où la religion est structurante, où elle commande la forme politique des sociétés et où elle définit l'économie du lien social.
Le subconscient est motivé par l'émotion, n'est-ce pas ? Pas par la raison.
Le temps peut causer de grands ravages, multiplier les ruines, anéantir les splendeurs architecturales, jamais il ne parviendra à détruire chez l'homme, quel que soit son âge, la conscience du beau.
L'égalité devant la mort est une fiction de la religion ou de la morale que démentent les usages de la société ; mais l'égalité devant l'amour est un fait de la nature.
Il faut prendre conscience de l'apport d'autrui, d'autant plus riche que la différence avec soi-même est plus grande.
Tous les jeunes gens, jeunes hommes et jeunes femmes, enfants de riche ou de pauvre, seront traités sur un pied d'égalité : fils de bourgeois, fille des quartiers, peu importe leur religion mais tous d'abord français et passionnément au service de la France.
L'univers n'est jamais qu'une idée fugitive dans l'esprit de Dieu - pensée joliment inquiétante, pour peu que vous veniez d'acheter une maison à crédit.
Lire, c'est penser avec un autre, penser la pensée d'un autre, et penser la pensée, conforme ou contraire à la sienne, qu'il nous suggère.
J'ai une vision de la religion plus proche de la magie. Le miracle m'impressionne !
La pensée de cette lutte universelle provoque de tristes réflexions, mais nous pouvons nous consoler avec la certitude que la guerre n'est pas incessante dans la nature, que la peur y est inconnue, que la mort est généralement prompte, et que ce sont les êtres vigoureux, sains et heureux qui survivent et se multiplient.
La religion est le commerce positif et efficace de l'homme avec Dieu.