Pour un ténor habitué aux rôles héroïques, Don José, ce meurtrier en puissance est à la fois une respiration et une énigme.
Rares sont les moments de l'histoire où l'alliance des deux mots "ambition" et "féminine" n'a pas choqué. Le rejet presque constant de l'idée d'ambition féminine tient à la fois de l'importance accordée à le différenciation des sexes et à la connotation virile de l'ambition.
Les mots sont des oiseaux sauvages qu'on ne rattrape jamais, une fois lâchés.
Les Ethiopiens font leurs Dieux noirs et avec le nez camus, les Thraces disent que les leurs ont les yeux bleus et cheveux rouges.
La vérité, que personne n'avoue, c'est qu'une fois les illusions enfuies, on passe sa vie à souffler sur le miroir aux regrets. Mais toujours la buée s'efface.
Je me sens trois fois apatride : Bohémien parmi les Autrichiens, Autrichien parmi les Allemands, Juif dans le monde entier.
J'essaie de ne pas prêter attention à mes ennemis, mais cette fois j'aimerais en parler, car mes ennemis sont mes motivations.
J'ai une compréhension presque catholique, c'est-à-dire universelle, envers la bêtise du monde. Mais je répète à chaque fois : si tout le monde était intelligent, chacun serait professeur de sémiotique à l'université de Bologne !
Les traditions - comme les femmes - sont faites pour être à la fois respectées et bousculées.
Mon pauvre oncle disait souvent : "Il faut toujours tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler." Que devrait-on faire avant d'écrire ?
Martine : Pourquoi ne restez-vous pas au lit ? Don Juan : La dernière maîtresse y resterait aussi. Or c'est la prochaine que je préfère.
Chaque fois que je dois faire quelque chose, j'essaie de minimiser le temps qu'il me faut pour la faire.
L'éternel ne passe que dans la durée lente et commune entre deux êtres, et surtout dans le don de la vie qui les prolonge et les dépasse.
La joie doit être l'un des pivots de notre vie. C'est le gage d'une personnalité généreuse. Parfois, c'est aussi un manteau qui revêt une vie de sacrifice et de don de soi.
Si pour gagner deux fois plus, il faut travailler deux fois plus, je ne vois pas où est le bénéfice.
Chaque fois que vous souriez à quelqu'un, c'est une action d'amour, un cadeau pour cette personne, une belle chose.
Le Royaume est à la fois l'arbre et la graine, ce qui doit advenir et ce qui est déjà là. Ce n'est pas un au-delà, plutôt une dimension de la réalité qui le plus souvent nous demeure invisible.
Est-il possible de décrire la paix ? Est-il possible d'en définir les causes, de l'analyser, la contourner, la prendre à distance, une fois qu'elle es installée en vous ?
Je la revois chez sa couturière, assise devant les grands miroirs à multiples faces, et disant : " Regarde ! Cinq images différentes du même sujet. Si j'étais écrivain, c'est ainsi que j'essaierais de dépeindre un personnage, par une sorte [...] ► Lire la suite
La dernière fois que j'ai pénétré une femme, c'était en visitant la statue de la Liberté.
Mais on ne peut pas faire deux choses à la fois : être heureux et le constater.
Chaque fois que nous entendrons dire : de deux choses l'une, empressons-nous de penser que, de deux choses, c'est vraisemblablement une troisième.
La matinée était à la fois fraiche et chaude : à Acapulco, la radieuse chaleur sèche rachète tout- la laideur des édifices, la saleté des rues, la misère des gens en plein zénith touristique, l'aveuglement des riches qui font semblant [...] ► Lire la suite
Arrête de me foutre ton barreau de chaise de contrebande sous le nez avant que je t'en fasse un suppositoire que t'allumeras par les naseaux.
Est-il, une fois l'amour deviné, de plus merveilleux agent de liaison que l'indifférence ?
Quand la vie vous a fait don d'un rêve qui a dépassé toutes vos espérances, il serait déraisonnable de pleurer sur sa fin.
Le bonheur est une potiche posée sur le nez d'un mandarin ivre et qui éternue.
Il n'est pas plus surprenant de vivre deux fois qu'une.
Le livre est comme la cuillère, le marteau, la roue ou le ciseau. Une fois que vous les avez inventés, vous ne pouvez pas faire mieux.
Le progrès existe, c'est certain. L'américain moyen paie maintenant en impôts deux fois ce qu'il avait avant en guise de salaire.
À un vieux chef naîtra un héritier idiot, faible à la fois dans le savoir et dans la guerre.