Les années tombent. A partir de quarante ans, on dirait un bombardement.
La colère est comme le feu par un temps de vent, elle fait brûler les vêtements de la saison d'hiver.
L'océan est d'un bleu noir le ciel bleu est pâle à côté,La mer se renfle tout autour de l'horizon,On dirait que l'Atlantique va déborder sur le ciel,Tout autour du paquebot c'est une cuve d'outremer pur.
Paulo était un écrivain qui disait que dès que les mots étaient écrits, ils ne valaient plus rien sur terre. Ils devenaient célestes, une danse païenne qui dirait tout, qui dirait rien. Les mots saignent en silence à certaines heures de la nuit. Un silence hurlant.
Tout a changé de réalité depuis. Les années qui ont suivi cet amour m'ont fait devenir un grand lecteur et j'ai compris vite, trop vite peut-être, la vérité d'une parole de Tagore : "que le rêve est une réalité aussi importante que la vie."
C'est une aventure exaltante, que de découvrir l'âme profonde d'un peuple, à travers ses poètes. Telle est l'expérience qu'il nous a été donné de vivre quatre années durant, jour après jour.
Elle s'habille comme luiD'un pantalon, d'un blousonQuand on les rencontre la nuitOn dirait deux garçons.
Ainsi, les années étaient passées, inutilement, et, aujourd'hui, il était trop tard.
- On vas où ? - Plus haut sur la montagne. Au dessus des nuages. Il faut que tu vois de quoi j'ai l'air au soleil ! [...] - Voilà pourquoi on ne sort jamais lorsqu'il fait soleil, la différence se verrait... [...] ► Lire la suite
Il y a des êtres qui deviennent si proches de nous qu'on les dirait intégrés à nous-mêmes. En épousant leurs sentiments les plus intimes, en scrutant le mystère de leur âme, nous assimilons une part de leur être.
Quand on regarde Internet du point de vue des gens au pouvoir, ces vingt dernières années ont été terrifiantes. Ils ont vu débarquer Internet comme une maladie qui les prive de leur capacité à définir le réel, à définir le [...] ► Lire la suite
Quand on est dix ou douze, Que les verres s'entrechoquent, On ne voit plus les problèmes.
A quarante ans, on est riche ou on n'est rien.
Tiens-toi à sept pas de l'éléphant, à dix du buffle, à vingt d'une femme et à trente d'un homme ivre.
Les années viennent à bout de tout. Avec le temps et l'âge, tout finit par passer. Il faut juste accepter de souffrir.
C'est votre père qui est votre obligé, et non point le contraire : vous payez de bien des années de larmes un sien moment de plaisant chatouillement.
Il est étrange que les années nous enseignent la patience; que plus notre temps est court, plus notre capacité d'attendre est grande.
C'est drôle mais voilà, toi mon journal es mon seul ami, le seul qui depuis des années supporte mes plaintes et mes complaintes. Tout le monde dit que je suis gentille, brave, c'est pas vrai. J'ai passé ma vie à faire des choses uniquement pour qu'on m'aime.
L'amour, ce n'est pas difficile. Dans cette étreinte, dans cette lutte, cette course, cette marelle, dans cette éternité pour un instant figée, il n'est pas difficile d'être un - ou d'en avoir l'illusion. Le difficile, c'est d'être un en rangeant des disques.
T'es cap toi de faire pleurer une fille le jour de son mariage, de rire quand t'es malheureux, de te taire pendant dix ans ? Dis moi, t'es cap' ?
Qui que tu sois, quelles que soient tes blessures et ton passé douloureux, n'oublie jamais dans ta mémoire meurtrie, que t'attend une éternité d'amour.
Mieux vaut les illusions qui nous exaltent que dix mille vérités.
Le fric s'est emparé de tout, partout ! Quand j'ai commencé dans les années 1980, ça allait encore, là, c'est insupportable...
Tout le monde sait que la terre, chose bizarre, produit dix fois moins lorsque ceux qui la travaillent n'ont aucun droit sur elle.
Si votre plan est pour un an, plantez du riz. Si votre plan est de dix ans, plantez des arbres. Si votre plan est de cent ans, éduquez ses enfants.
Un tronc qui reste dix ans dans le fleuve ne devient pas crocodile.
On dirait que l'homme peut tout supporter. Même ce qu'il n'a pas fait. Même l'idée qu'il n'en peut supporter davantage.
On peut être sûr qu'à partir de quarante ans, dans toute vie humaine, il y a un drame.
J'ai pas peur de l'avouer, j'avais quarante ans passés, eh bien, le jour de la mort de Brassens, j'ai pleuré comme un môme. J'ai vraiment pas honte de le dire. Alors que - c'est curieux - mais, le jour de la mort de Tino Rossi, j'ai repris deux fois des moules.
Un manant de l'Ancien Régime serait dépaysé s'il perçait jusqu'à nous le mur du temps. Mais son étonnement serait peu de chose à côté de celui dont nous serions frappés s'il nous était donné d'assister à la partie que les prochaines décennies vont jouer.
J'ai peur en avion... J'ai toujours eu peur en avion. Pour qu'un avion se crash, il faut une succession d'emmerdements qui dépasse l'entendement. Une loi des séries d'emmerdements qui dépasse toutes les lois, y compris la loi de Murphy, la [...] ► Lire la suite