Il perd peu à peu sa fougue amoureuse, cette passion insouciante, ces heures où tout semblait facile, où l'air était léger
Les mots ne sont que les mots, à peu près rien sans leur dessein que l'on confie au ton et qui transcende leur sens à jamais prisonnier des dictionnaires.
Les collectionneurs qui collectionnent pour collectionner, ces maniaques, et il n'en manque pas, qui dépensent une fortune pour ranger sous vitrine aussi bien des boutons de culotte que des livres rares, peu importe.
Les vieillards ont ceci de commun avec les enfants que lorsqu'on leur donne la main, il faut marcher un peu moins vite.
J'ai reconnu à mon âme qu'on était peu sincères, que vivre dans l'apparence, c'était beaucoup d'galères.
Je jette le gant au hasard. Par exemple, je prépare le terrain pour une image en nettoyant mon pinceau sur la toile. Déverser un peu de térébenthine peut aussi être utile.
C'est ça la culture, c'est un peu chiant, c'est bien ; chacun est renvoyé à son propre néant.
La peinture, c'est un peu comme les voyages.
Un oeil, un oeil vrai, ce n'est rien qu'un peu d'eau, un peu de tissu, si peu. Mais, de tout l'univers matériel, l'oeil est la seule parcelle où l'âme se laisse percevoir presqu'à découvert. A travers la périssable substance de l'oeil, nous devinons tout l'autre monde.
J'aurais aimé être moins disciplinée [...] Sortir, fumer un peu en me disant que ce n'est pas grave. Comme Adèle.
Que de chefs-d'oeuvre gagnent, en vérité, à ne pas être lus. D'où cette passion aveugle que vouent à la littérature ceux qui ne lisent pas.
La langue dans laquelle un opéra est chanté m'importe peu tant que je ne la comprends pas.
Le mariage est comme la mort : peu de gens y arrivent préparés.
Le présent s'est envolé... les fantasmes font parti de la réalité... et on enlève les freins... on pense clairement et pourtant, on ne pense pas... et c'est là qu'on semble bien. On arrête d'essayer de tout maitriser. Des flots tièdes [...] ► Lire la suite
Et Jean tua Madeleine. Ce fut à peu près vers cette époque que Madeleine perdit l'habitude de tromper Jean.
Au bout du compte, toute existence est une énigme, jusqu'à ce que nous trouvions la clé.
Les pauvres, ça gagne tellement peu que chômage ou pas chômage, ils ne voient pas la différence.
Un sandwich, disait mon frère Nagib. Tu coupes un pain en deux dans le sens de la longueur et tu mets maman entre les deux tranches. Haha ! Evidemment, ce serait un peu maigre. Il faudrait y ajouter une plaquette de beurre. Haha !
Il faut qu'un domestique soit bien sot lorsque, au bout de sept ans, il ne gouverne pas son maître.
La grande passion de sa vie aura été la bouteille, les bars et les épiceries ouvertes toute la nuit. Il a l'alcool heureux. Jamais la bouteille ne l'a déçu, ni laissé tomber.
Les religions sont peu prolixes sur cette question que j'adore : que faisait Dieu avant la création ?
Depuis que Thomas a demandé à Jésus la possibilité de toucher, le doute est sérieusement déconsidéré.
J'ai commencé un peu par hasard et j'ai continué encore un peu par hasard...
J'attends le miracle. Quand on attend le miracle, on ne peut pas gagner de l'argent. Que de qualités morales ils me trouveraient, de bonne foi, si j'étais riche, si j'avais un bout du veau d'or. Et puis je suis seul. [...] ► Lire la suite
Lubricité et ardeur de reins n'ont rien de commun, ou bien peu avec amour.
Nous cessons de les aimer quand elles ne savent plus par quel bout nous prendre.
Un policier de proximité est un policier qui tire à bout portant.
Si l'émotion est une ivresse, la passion est une maladie qui résiste à tous les moyens thérapeutiques... c'est un enchantement qui exclut l'amélioration morale.
J'ai lu, écris, et écouté de la musique depuis mon enfance. Mes parents étaient de vrais rats de bibliothèque. Ils avaient lu tout ce qui est possible de lire dans le monde entier. Ils m'avaient communiqué leur passion donc j'étais toujours curieux des choses de l'esprit.
Rien n'est plus dangereux que ces consciences endormies, satisfaites ! Ces consciences raisonnables dont la vie se retire peu à peu.
Je suis François, cela me peine,Né à Paris, près de Pontoise,Au bout de la corde d'une toise,Mon cou saura ce que mon cul pèse.