Les animaux, eux, ont une pureté que l'Homme a définitivement perdue.
A eux sept, ils ont deux pains, et moi, le pauvre, un seul.
La recherche de Dieu est un exercice inutile : à rien ne sert de chercher où il n'y a pas. On ne récolte pas sans avoir semé. Dieu n'existe pas, vous ne l'avez pas encore créé.
On peut très bien accepter son sort comme le cactus accepte la caillasse où il pousse.
Non, je ne crains pas la mort. Seulement, je trouve que la providence a mal arrangé les choses. Ainsi je préférerais de beaucoup qu'on enterre mon âme et que ce soit mon corps qui soit immortel.
Pour quelqu'un comme moi, qui préfère garder sa vie aussi privée que possible, c'était déconcertant de devoir définir autant de choses sur moi-même. Je ne veux pas être étiqueté comme une chose ou une autre.
Le doute est en effet un état de balancement ou une espèce d'équilibre où les enfants ne peuvent pas se tenir.
Au confessionnal, quand un prêtre insiste, on est fondé à se demander si c'est pour la vérité ou pour le plaisir.
Le paysan doit savoir ce que l'Église lui a dérobé : l'appréhension mystérieuse et directe de la Nature, le contact instinctif, la communion avec l'Esprit de la terre. C'est ainsi qu'il doit apprendre à haïr l'Église. Il doit apprendre progressivement [...] â–º Lire la suite
Qu'est-ce qui fait que les hommes deviennent des légendes, ce qu'ils ont fait de leur vivant, ou le souvenir qu'ils laissent quand ils disparaissent ?
J'avais l'habitude de penser que le pire sentiment au monde était de perdre quelqu'un qu'on aime, mais j'avais tort. Le pire des sentiments est le moment où tu réalises que tu t'es perdus.
Notre monde est fou car il a permis le règne des salauds. Non pas le salaud sartrien, mais un salaud tel qu'aurait pu l'entendre Kant, à savoir un homme mauvais ou médiocre qui fait passer son intérêt personnel avant la loi morale. Les brigands ont pris le pouvoir.
Le silence de l'auditoire signifie que tout le monde est d'accord. Ou alors que personne n'écoute.
Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul, ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !
La République doit être présente là où des communautés entières la défient.
Je vais bientôt avoir 50 ans et j'ai toujours plus ou moins eu quelqu'un pour m'épauler. Les choses sont différentes désormais.
Qu'un bon peintre figure la fureur d'une bataille, qu'un poète la décrive et qu'elle soit présentée au public sous ces deux formes, et tu verras aussitôt laquelle attirera les spectateurs, où se portera leur attention, laquelle obtiendra le plus de suffrages et plaira davantage.
La liberté d'écrire et de parler impunément marque ou l'extrême bonté du prince ou l'esclavage du peuple : on ne permet de dire qu'à celui qui ne peut rien.
N'oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l'oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t'en repentiras comme d'une faiblesse. Fais t-en une armure et nul ne pourra l'utiliser pour te blesser.
Ma femme est tellement grosse que partout où je regarde, elle est là.
Il faut qu'une femme soit ouverte, ou fermée.
- J'ai perdu ma mère ce matin - Elle est morte ? - Non, non, je l'ai perdue. C'est à dire qu'elle était là et pouf... je l'ai perdue !
Etonnant de voir le peu de place qu'occupe l'amour chez les hommes. Trop douloureux comme sentiment, trop consumant. La plupart des humains ne l'ont pas connu ou se sont empressés de l'oublier.
Vous croyez que je ne me rends pas compte qu'ils ont débranché un petit garçon de dix ans ? Vous croyez que je m'en fous ? Vous croyez que je ne sais pas pour le cercueil, le tout petit cercueil où ils [...] â–º Lire la suite
Tout homme a besoin de s'attacher à une bouée spirituelle ou superstitieuse, tourmenté qu'il est par le mystère de l'inconnu, notamment celui du secret de la mort.
Il y a un nouveau genre de femme là-bas... Elle n'a plus le temps de magasiner. Elle veut savoir quoi et pourquoi et où et comment.
L'automne a beau se parer, comme une vieille coquette, s'orner de feuillages pourpres ou mordorés, il n'est que leurre et trompe-l'oeil.
La femme n'a, en somme, devant la millénaire inconscience de l'homme, qu'une alternative : la souffrance ou le durcissement.
Tout est impondérable dans les régions spirituelles où s'aventure l'artiste, mais il y règne un ordre plus vrai que celui du contrôleur des poids et mesures.
On n'apprend pas beaucoup par la victoire ou le succès, mais on apprend beaucoup par la défaite ou l'échec.
Le sexe, c'est toujours une relation de pouvoir, qu'on le veuille ou non. Il faut une lutte, une domination de l'un sur l'autre ! Sinon, ça ne marche pas.