La manie d'écrire a supprimé complètement les sexes.
Tout livre est l'art d'un homme, mais la nature est l'art de Dieu.
Si vous saviez, lorsque vous commencez à écrire un livre, ce que vous allez dire à la fin, croyez-vous que vous auriez le courage de l'écrire ?
Ni un livre ni un film ne peut transformer la société. Il suffit d'ouvrir les yeux.
Le monde est un livre dont chaque pas nous ouvre une page.
Un livre est un hôpital pour l'esprit.
Au frontispice de tous les théâtres, il faudrait écrire : ici n'entre pas l'homme de lettres.
Le Louvre est un bon livre à consulter, mais il ne doit être qu'un intermédiaire. L'étude réelle et immense qui doit être prise est l'image multiple de la nature.
La critique ne doit pas s'écrire : on la parle. A quoi bon écrire ce qui est fait ? Seule, l'oeuvre d'art se fait plume en main.
Qui écrirait tout ce que disent quinze ou vingt femmes ensemble, ferait le plus mauvais livre du monde.
De même, un livre qu'on aime, c'est avant tout un livre dont on aime l'auteur, qu'on a envie de retrouver, avec lequel on a envie de passer ses journées.
Au moment où vous écrivez les derniers paragraphes, le livre vous témoigne une certaine hostilité dans sa hâte de se libérer de vous.
L'écriture s'accommode mal de la jeunesse. Ecrire très jeune, c'est être soumis à une tension qu'on ne sait pas manier.
Je ne peux écrire que si j'ai des lecteurs. C'est exactement comme un baiser - vous ne pouvez pas le faire tout seul.
J'écrivais pour conjurer l'angoisse. N'importe quoi. J'étais un écriveur. L'écriveur deviendra écrivain quand son besoin d'écrire sera soutenu par un sujet qui permet et exige que ce besoin s'organise en projet. Nous sommes des millions à passer notre vie à écrire sans jamais rien achever ni publier.
De la coutume du hara-kiri, les Japonais ont gardé la manie du cure-dents.
J'avoue ne pas trop comprendre les mauvaises critiques. J'ai passé un très bon moment avec ce livre et bien aimé le style.
Il n'y a rien de plus irritant que les choses dont on ne peut saisir la nature. Elles mettent au défi notre manie de tout nommer, de tout ranger par catégories précises.
Un livre meurt quand le lecteur n'a pas à l'inventer à mesure qu'il le lit.
La romance historique est le seul type de livre dans lequel la chasteté est importante.
Abolir la dualité des sexes est une crainte de l'imaginaire démocratique, hier avec la citoyenneté des femmes, aujourd'hui avec le pacte de solidarité.
Entre un penseur et un érudit, il y a la même différence qu'entre un livre et une table des matières.
Ecrire, c'est lire en soi pour écrire en l'autre.
Quand on veut écrire sur les femmes, il faut tremper sa plume dans l'arc-en-ciel et secouer sur sa ligne la poussière des ailes du papillon.
Avant d'écrire sur les volatiles, fais un livre des choses insensibles qui descendent dans l'air sans le vent (autrement dit les lois de la pesanteur et de la chute des corps) et un autre de celles qui descendent avec le vent (autrement dit les lois de la résistance de l'air et de l'aérodynamique).
Le chiffre d'affaires des librairies est un fichu baromètre pour la société.
Il n'y a pas de si mauvais livre où l'on ne puisse apprendre quelque chose.
Il y a des gens qui arrivent à écrire leur nom dans la neige en faisant pipi... parmi eux il y a cependant davantage de Luc et de Jo que de Jean-Sébastien !
Pour moi, écrire est amusant. Peu importe ce que vous écrivez, tant que vous pouvez raconter une histoire.
L'univers est une espèce de livre dont on n'a lu que la première page, quand on n'a vu que son pays.
Dire à un écrivain que son dernier livre est décevant n'est attentatoire ni à la politesse, ni au plaisir de lire. Cela apporte au contraire, du crédit aux éloges.