Même si on ne se rend pas là où les vaches s'abreuvent, on sait qu'il n'y a pas de gobelet.
Un beau corps de femme est la meilleure lampe de chevet. Dormir à deux rend la nuit moins opaque.
On court deux dangers spirituels à ne pas posséder une ferme. Le premier est de croire que la nourriture pousse dans les épiceries. Le second, de penser que la chaleur provient de la chaudière.
On sait qu'il faut écrire simplement ; mais on ne pense pas des choses assez solides pour soutenir la simplicité.
Celui qui ne peut se taire ne sait pas parler.
Des pensées surgissent subitement dont on ne sait d'où elles viennent : on n'est pas capable non plus de les chasser.
Celui qui en sait beaucoup sur les autres est peut-être instruit, mais celui qui se comprend lui-même est plus intelligent.
Les médecins, ça sait sur nous des choses qu'on aimerait mieux ne pas savoir. Les médecins, ça fait peur.
Qui ne sait être fou n'est pas sage.
L'impatient fera des actions de folie, et l'homme dissimulé se rend odieux.
La distance rend toute chose infiniment plus précieuse.
Allez comprendre : le travail anoblit l'homme, mais le rend esclave !
Les hommes politiques on le sait qu'ils sont ambitieux et que, par ambition, ils sont capables de dire n'importe quoi pour être élus.
L'amour c'est comme le beau temps Ça change change bien souvent On ne sait jamais très bien L'amour qu'il fera demain.
La satiété de la vie rend propice la venue de la mort.
Le poète sait jouer sur une harpe sans cordes et il sait ensuite répondre à ceux qui prétendent n'avoir pas entendu la musique.
Celui qui ne sait pas partager est infirme de ses émotions.
La connaissance n'est pas réservée aux seuls vieillards : un enfant qui sait interroger peut l'acquérir.
Quand on écrit son journal personnel, on se rend compte d'une chose : on est conscient de son inconscient.
La complicité amicale rend l'écriture d'un spectacle très facile.
Les années passent et j'ai si souvent raconté cette histoire que je ne sait plus très bien si c'est d'elle que je me souviens ou seulement des paroles avec lesquelles je la raconte.
L'amour de la vie rend ingénieux.
Un coeur né pour servir sait mal comme on commande.
Il n'y a rien de bon ou de mauvais mais la pensée le rend ainsi.
Nous avons la malchance de ne pas posséder la bonne religion. Pourquoi n'avons nous pas la religion des Japonais, pour qui se sacrifier à sa patrie est le bien suprême ? La religion musulmane aussi serait bien plus appropriée que ce christianisme, avec sa tolérance amollissante.
La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne... et personne ne sait pourquoi !
La louange gonfle le sot et rend tout petit l'homme d'esprit.
Ce qui rend les hommes sociables est leur incapacité à supporter la solitude et donc, eux-mêmes.
La peur qui vient avec l'âge a de curieux effets rétroactifs. Avoir traversé toutes ces années...
L'amitié ne rend pas le malheur plus léger, mais en se faisant présence et dévouement, elle permet d'en partager le poids, et ouvre les portes de l'apaisement.
L'envie c'est la douleur de voir autrui posséder ce que nous désirons ; la jalousie, de le voir posséder ce que nous possédons.