Un amour commence à exister quand chacun offre à l'autre le fond de ses pensées, les secrets les plus verrouillés. Sinon, ce n'est pas de l'amour, c'est de l'échange de peaux, de désir immédiat.
Voici comment le problème du mariage est posé : le mari attend et veut la paix, le calme plat et l'épuisement ; la femme rêve les émotions du commencement, les joies de l'âme, le mois d'avril, l'aube ! l'un veut dormir, l'autre s'éveille.
Le mariage est un véritable éteignoir de tout ce qui est grand et qui peut avoir de l'éclat.
Partout et toujours, cherche sans te lasser le remède qui soulage, sème l'espoir : ça vivifie et ton amour peut faire des miracles.
Au long de la longue vie, il y a bien des amours parce que Dieu est bon. Mais d'un amour plus fort que tout, plus obstiné que tout, plus long que tout, nul n'est aimé que par sa mère.
Ce n'est pas par la satisfaction du désir que s'obtient la liberté, mais par la destruction du désir.
Nulle passion n'est plus forte dans le coeur de l'homme que le désir de faire partager sa foi.
Le mariage a ses peines, mais le célibat n'offre que peu de plaisirs.
Les fiancés voient des qualités dans leurs défauts réciproques. Ce privilège ne dure pas. La vie conjugale ne permet plus des erreurs de jugement. Nul mariage ne résiste à l'intimité.
Faire la cour avant le mariage est un charmant prologue pour une pièce bien ennuyeuse.
Le mariage : d'abord sous le gui, ensuite sur le houx.
Le mariage occasionne de multiples douleurs, mais le célibat n'offre aucun plaisir.
Tout ce qui est de l'ordre du charnel, du passionnel, du désir est contradictoire avec l'amour. A cause de l'aspect possessif.
En fin de compte, le lien de toute camaraderie, que ce soit dans le mariage ou dans l'amitié, est la conversation.
Toi qui lis ce bouquin, j'écris le désir de la vie. Écrire à toutes pompes. Comme un fou. Ne pas savoir où aller. Se perdre. Me réfugier.
La vraie jouissance ne peut-elle être qu'innocente ?
Le désir refoulé se manifeste dans la maladie.
Un désir fou grandit rarement seul. L'erreur se partage.
Le célibataire est celui qui prend le mariage très au sérieux.
Le mariage s'effectue entre un homme et une femme. Je ne pense pas qu'il soit positif de changer cette règle, parce qu'alors, si l'on part de ce principe, on peut aller à la limite très loin dans la modification de notre civilisation.
Les robes des femmes, de tout âge et de tout pays, sont une simple variante de l'éternel lutte entre le désir reconnu de s'habiller et le désir caché de se déshabiller.
Plus un amour est grand plus il exige que rien d'essentiel ne lui soit sacrifié.
La chose la plus importante à propos du mariage est que l'homme ne doit pas laisser la femme se sentir opprimée simplement parce qu'elle est une femme et qu'il est un homme.
Le plus beau mot que j'ai pu prononcer c'est ton nom. Chacun de tes sourires, chacun de nos baisers, chacun de nos contacts me rend encore plus certain/certaine de la force de mon amour pour toi. Voilà je te l'ai dit : je t'aime.
Un professeur qui essaie d'enseigner sans inspirer à ses élèves le désir d'apprendre frappe sur des têtes dures.
Presque tous les crimes sont dus au désir refoulé d'expression esthétique.
Les femmes sont sans cesse tourmentées du désir d'apprendre ce qu'elles s'obstinent à ignorer.
Ce monde en lui-même n'est pas raisonnable, c'est tout ce qu'on peut en dire. Mais ce qui est absurde, c'est la confrontation de cet irrationnel et de ce désir éperdu de clarté dont l'appel résonne au plus profond de l'homme.
Souvent la différence entre un bon mariage et un mariage raté ne tient qu'à deux ou trois choses, qu'on dit chaque jour ou qu'on ne dit pas.
On ne fonde pas le mariage sur « l'amour », on le fonde sur l'instinct de l'espèce, sur l'instinct de propriété (la femme et les enfants étant des propriétés), sur l'instinct de la domination qui sans cesse s'organise dans la famille en petite souveraineté.
Apprendre à vous aimer, est le plus grand amour de tous.