Quand il s'agit d'écrire des sottises, il serait vraiment trop facile un gros livre.
Si l'on était toujours heureux, où serait le plaisir ?
L'amour bondit vers l'amour comme l'écolier referme le livre mais l'amour et l'amour se quittent comme l'écolier va à l'école.
Un livre nous déplaît partout où il nous ressemble.
La flatterie serait pire que vaine ; il n'y a pas de consolation dans la flatterie.
Je ne vais pas interdire Uber et les VTC, ce serait les renvoyer vendre de la drogue à Stains.
En dehors du chien, le livre est le meilleur ami de l'homme. En dedans, il fait trop noir pour y lire.
Si tous les hommes étaient également éclairés, également critiques, et surtout également courageux, toute société serait impossible !
La littérature n'est-elle jamais autre chose qu'un refuge contre l'angoisse ?
Avoir l'air con peut être utile, mais l'être vraiment serait plus facile.
La mémoire est un filtre malhonnête. Comme la littérature d'ailleurs. Et c'est sans doute bien ainsi.
Les photos que nous aimons ont été faites quand le photographe a su s'effacer. S'il y avait un mode d'emploi, ce serait certainement celui-là.
Ce que le lecteur veut, c'est se lire. En lisant ce qu'il approuve, il pense qu'il pourrait l'avoir écrit. Il peut même en vouloir au livre de prendre sa place.
Il n'y a pas de si mauvais livre où l'on ne puisse apprendre quelque chose.
Ce serait si bon d'être esclave ! Ne pas avoir à se prendre en charge... Oublier la brûlure de la liberté...
Ne jugez pas un livre par sa couverture.
Si Dieu existe, à quoi bon la littérature ? Si Dieu n'existe pas, alors à quoi bon faire de la littérature ?
Il y a des sottises bien habillées, comme il y a des sots très bien vêtus.
A égalité avec "millénaire" et "tendance", le mot "extrême" est le plus indigestiblement charrié de cette époque qui ne serait probablement pas aussi formidable si elle n'était d'abord la nôtre.
la littérature est le récit de notre mécontentement.
Même lorsque je lis un livre, si le livre me laisse la possibilité de trouver certaines solutions ou de travailler seul à une solution, je préfère cela beaucoup plus que si le livre me remplit de réponses, me les donne directement.
J'ai étudié le cinéma à l'université donc j'avais une approche très classique du cinéma. J'ai étudié tous ces films muets, puis les films des années 1940, la Nouvelle Vague, les derniers films hollywoodiens. Maintenant, je me rends compte, en tant [...] â–º Lire la suite
Par l'amour, il peut arriver qu'on livre et reçoive quelque chose d'essentiel, qu'on sente s'épanouir ce qui pouvait sommeiller de meilleur au fond de soi...
Si l'on suivait les voies ferroviairesQui aurait le pied marin ?Si l'on sifflait les fonds de théièresOu si l'on ne sifflait plusQui serait l'adversaire ?Entre nous qui serait le plus malin ?Et si l'on disait le contraireOu si l'on ne disait plus rien ?
Aimer serait simple si nous n'étions tentés de posséder l'être qui nous intéresse.
Une vie de bonheur ! Il n'est pas d'homme capable de l'endurer : ce serait l'enfer sur terre.
Écoutez, ça ne serait pas un monde meilleur si chaque groupe ne croyait pas avoir une ligne directe avec Dieu ?
Marcher ne serait rien en soi, fût-ce pendant près de mille kilomètres, s'il ne fallait emporter un certain nombre de choses indispensables.
Le roman est ce que chaque auteur en fait. Il faut simplement exister - essayer d'exister dans ce qu'on écrit.
Si Dieu existait, il serait une bibliothèque.
La Littérature ne commence que devant l'innommable, face à la perception d'un ailleurs étranger au langage même qui le cherche.