La poésie vit d'insomnie perpétuelle.
Le théâtre vit d'idées élevées : c'est son gagne-pain.
La guerre vit du despotisme et n'est pas menée avec l'amour de Dieu.
Dans cette direction-là, indiqua le Chat d'un mouvement circulaire de sa patte, vit un Chapelier, et dans cette direction-là, fit-il de l'autre, demeure un Lièvre de Mars. Allez voir celui que vous voulez : ils sont fous tous les deux.
Ne plus consulter de voyantes ni d'astrologues. Si leurs prédictions sont mauvaises, on vit dans la crainte. Si elles sont bonnes, on vit dans un espoir toujours déçu.
Qui vit la mort jouit d'une longue vie.
Les bons acteurs n'utilisent jamais le script à moins que ce soit une écriture étonnante. Tous les bons acteurs avec lesquels j'ai travaillé, disent tous ce qu'ils veulent dire.
L'arbre vit à l'aide de ses racines et l'homme de la société.
L'enfance ne se vit pas dans l'action mais dans quelque chose de plus subtil, qu'on appelle l'innocence à défaut de pouvoir la mieux nommer.
Le seul secret qui vaille d'être dévoilé, ce que nous sommes incapables de faire, c'est celui de notre relation avec Dieu. Les hommes n'entrevoient ce vrai secret que lorsqu'ils sont pris par le vertige des profondeurs.
Qui ne vit que pour soi n'est pas digne de vivre.
Finalement l'adolescence se vit à la fois comme un exil et comme une initiation au terme de cet exil.
Les voyages, ça ressemble à l'amour ! Il y a les amours qui éclairent et ceux qui assombrissent. Tout dépend du coeur qui les vit et les hommes ont le coeur qu'ils peuvent.
La poésie n'est qu'un certain étonnement, Et les moyens de cet étonnement.
La récupération, le recyclage, c'est l'apanage des guerres, leur poésie en somme, cette façon qu'ont les choses de servir deux fois et à des buts distincts : les balles du front, en 14, deviennent pendentifs, ornements de bracelets, à l'arrière.
Je pense qu'on peut parfaitement aider des gens à faire aboutir leurs luttes en leur disant honnêtement qu'on n'est pas des leurs, qu'on ne vit pas leur vie.
La poésie rend la vie ce que les lumières et la musique font de la scène.
Un jeune médecin vit moins qu'un vieil ivrogne.
La chèvre entendit derrière elle un bruit de feuilles. Elle se retourna et vit dans l'ombre deux oreilles courtes, toutes droites, avec deux yeux qui reluisaient... C'était le loup.
Que la poésie soit image, mais qu'elle ne fasse pas étalage d'images, on ne fait point une glace en juxtaposant des miroirs.
Ah ! La jeunesse, l'immortelle poésie du coeur !
On vit avec un coeur trop plein dans un monde trop vide. Et sans avoir usé de rien, on est désabusés de tout.
On naît sans but, on vit sans comprendre, et on meurt anéanti.
La science décrit la nature, la poésie la peint et l'embellit.
Le genre humain vit pour un petit nombre d'hommes.
Nous n'aimons de façon sentimentale que les femmes de nos rêves, de nos sommeils, celles qui déposent dans notre coeur une petite fleur bleue qui vit encore une heure, une matinée après notre réveil.
Le monde moderne vit donc dans un affrontement entre deux amours bien différents : l'amour de Dieu poussé jusqu'au mépris de soi et l'amour de soi poussé jusqu'au mépris de Dieu.
Appelons poésie une création par l'image et le rêve.
Ton christ est juif, ta pizza est italienne, ton café est brésilien, ta voiture est japonaise, ton écriture est latine, tes vacances sont turques, tes chiffres sont arabes et... tu reproches à ton voisin d'être étranger !
On ne vit qu'à Paris, et l'on végète ailleurs.
C'est la prose qui donne l'empire à une langue, parce qu'elle est tout usuelle : la poésie n'est qu'un objet de luxe.