Connaître le passé est une manière de s'en libérer.
L'oubli se conjugue à tous les temps : au futur pour vivre le commencement, au présent pour vivre l'instant, au passé pour vivre le retour...
Evoquer la France de la manière la plus provocante possible, je me sens très à l'aise là-dessus.
Chez la plupart des hommes, l'intelligence est un terrain qui demeure en friche presque toute la vie.
je porte des lunettes noires sur scène, ça n'est pas pour jouer au vieux rocker. C'est que je ne veux pas être distrait par tout ce qui se passe autour de moi. Sans ces lunettes, j'ai l'impression d'être tout nu au beau milieu d'une épicerie, avec des miroirs au plafond.
Y a une façon d'être jeune, puis une manière d'utiliser les restes. L'âge faut "faire avec". C'est tout.
La France, bien sûr, n'a besoin de personne. Je ne crois pas aux sauveurs. Mais la manière dont notre pays est gouverné doit changer radicalement. Cela commence avec les politiciens et va jusqu'à notre système électoral et au-delà. Ce dont nous avons besoin, c'est d'un renouvellement fondamental.
Les touristes, leur manière de tout vérifier par rapport aux guides qu'ils trimbalent. Ils n'admirent pas : ils confrontent.
L'amitié entre homme et femme est délicate, c'est encore une manière d'amour. La jalousie s'y déguise.
L'oubli est un puissant instrument d'adaptation à la réalité parce qu'il détruit peu à peu en nous le passé survivant qui est en constante contradiction avec elle.
La manière la plus rapide de réussir est de prétendre suivre les règles des autres alors que vous suivez les vôtres.
Les souvenirs du passé s'effacent, comme la lune disparaît derrière de sombres nuages.
Si un chemin peut conduire au meilleur, il passe par un regard attentif sur le pire.
Le temps ne passe pas, il s'installe.
Les technocrates ne vont guère au-delà du présent. Ils manquent de vision pour apprécier le passé et d'imagination pour voir l'avenir.
J'ai eu Bernard Henry Lévy, qui a appelé au boycott de mon spectacle. C'est un collègue humoriste pour moi. C'est un intellectuel pour vous, visiblement il vous touche, moi personnellement il ne me touche pas du tout, Bernard Henry Lévy [...] â–º Lire la suite
Il n'y a plus de moments où le temps s'arrête vraiment, de journées où il ne se passe rien.
Avoir trop de passé fait rêver à ne plus en avoir du tout. Mais quand on écrit et qu'on de la mémoire, la magie du roman consiste justement à vaincre cette difficulté : faire partager aux autres un souvenir somme toute très limité.
Je laisse parfois négligemment entrouvertes la porte de ma chambre et je prends des poses évocatrices quand il passe et que je m'habille en tenant compte de ses goûts. Et surtout je ne refuse plus ses avances. Un homme supporte [...] â–º Lire la suite
Je me suis mise à la cuisine. C'est génial d'être une femme plutôt qu'une star qui passe son temps à voyager.
Vous voulez savoir ce qui se passe à l'intérieur des choses et vous vous contentez de considérer leur aspect extérieur ; vous voulez savourer la moelle et vous collez à l'écorce.
Les pressentiments dont il est impossible de se défendre, ce sont surtout ceux qui se présentent au moment où la chose se passe loin de nous, et qui ont un air symbolique.
Le Maître de la vie a été bon envers moi. Il m'a donné la force de faire face aux maladies du passé et la victoire face à la défaite. Il m'a donné la vie et la joie où d'autres ont [...] â–º Lire la suite
Il est très inhabituel de retourner dans un endroit qui a changé d'une manière que vous avez vous-même modifiée.
Vivre vaut la peine si l'on peut contribuer d'une petite manière à cette chaîne sans fin de progrès.
Il ne suffit pas de trouver un pays où tout va encore plus mal pour reconnaître que ce qui se passe ici est parfait.
L'essence de la stratégie est le choix d'accomplir ses activités d'une manière différente de celle de ses concurrents.
J'écris comme on lit. Je commence dans le présent, et je me pose des questions en rapport avec le passé et la mémoire.
L'on croit se libérer (et de quoi ?) en écrivant et à écrire, on s'emprisonne. L'on crée des personnages qui nous enchaînent et l'on a peur de revivre leur destinée.
Quand on a rien à faire, regarder ce qui se passe dans la rue est le dernier espoir.
Je pense que de manière général, si vous vous limitez aux avis des experts, il y a peu de chance que vous innoviez.