Si tu as de nombreuses richesses donne ton bien ; si tu possède peu, donne ton coeur.
À quoi bon fréquenter Platon, quand un saxophone peut aussi bien nous faire entrevoir un autre monde ?
J'aime bien les révoltes inutiles.
Les injures sont bien humiliantes pour celui qui les dit, quand elles ne réussissent pas à humilier celui qui les reçoit.
Celui qui dit qu'il est arrivé, c'est qu'il n'est pas allé bien loin.
On imagine assez bien un dieu, ayant créé un univers absurde, y jetant un être pensant pour voir si celui-ci trouverait un sens à tout cela.
Il avait vécu et agi en supposant qu'il était seul, et maintenant il voyait qu'il ne l'avait pas été. Ce qu'il avait fait faisait souffrir les autres. Peu importe à quel point il désirait qu'ils l'oublient, ils n'en seraient pas capables. Sa famille faisait partie de lui, non seulement dans le sang, mais dans l'esprit.
A égalité d'esprit et de lumière, l'homme né riche ne doit jamais connaître, aussi bien que le pauvre, la nature, le coeur humain et la société. C'est que dans le moment où l'autre plaçait une jouissance, l'autre se consolait par une réflexion.
Le drame dans la vie, c'est que les jolies femmes sont si nombreuses et qu'on a si peu de temps.
Le journaliste, lui peut écrire n'importe quoi et se tromper sur tout, cela ne change rien, ses journaux se vendent toujours aussi bien ou aussi mal.
Si l'administration militaire était bien faite, il n'y aurait pas de soldat inconnu.
Nous ne faisons pas la part assez grande à ce que furent nos rêves. Ce sont eux, qui cependant, bien plus que nos actes, qui nous accordent avec le temps et le monde.
Le regret de n'avoir pas fait une mauvaise action profitable est bien plus commun que le remords.
L'amitié des méchants est peu durable, le temps ne peut altérer celle des gens de bien.
C'était triste. Mais on a compris que les choses dépendent de notre volonté, qu'elles existent parce qu'on le veut bien, parce qu'on choisit à chaque seconde de ne pas les détruire. Elles existent si peu qu'on peut dire que rien n'existe.
L'homme qui ne se contente pas de peu ne sera jamais content de rien.
Ce qui fait qu'on goûte médiocrement les philosophes, c'est qu'ils ne nous parlent pas assez des choses que nous savons.
Je ne sais pas si une femme peut aimer un être heureux. Celle qui n'a jamais eu un peu pitié de celui qu'elle aime n'a probablement pas connu l'amour.
Qu'est-ce donc qu'un ami, hélas ? Un homme qui vous connaît assez bien pour vous mépriser et vous haïr.
On dort les uns contre les autres. On vis les uns avec les autres. On se caresse, on se cajole, On se comprend, on se console, Mais au bout du compte, on se rend compte Qu'on est toujours tout seul au monde.
La prison : une caserne un peu stricte, une école sans indulgence, un sombre atelier, mais, à la limite, rien de qualitativement différent.
Je suis fasciné par l'air. Si on enlevait l'air du ciel, tous les oiseaux tomberaient par terre... Et les avions aussi. En même temps, l'air, tu ne peux pas le toucher. Ça existe et ça n'existe pas. Ça nourrit l'homme [...] â–º Lire la suite
A trop admirer les vertus des autres on peut perdre le sens des siennes propres tant et si bien qu'en ne les exerçant plus, on les oublie complètement sans recevoir pour autant celles des autres en compensation.
La vie est un jeu de cartes dont le coeur n'est jamais l'atout.
On défend bien plus férocement sa chance que son droit.
Un peu de folie est nécessaire pour faire un pas de plus.
Un amour qui a passé par la jalousie est comme un joli visage qui a passé par la petite vérole : il est toujours un peu grêlé.
L'intensité de l'amour est une question de mesure à l'intérieur de chacun, et c'est bien ce qu'il y a de pathétique chez les humains que la faculté de s'accrocher à si peu... de s'accrocher à rien.
Celui qui tombe et se relève est bien plus fort que celui qui ne tombe jamais.
Nous ne pouvons peut-être pas donner beaucoup, mais nous pouvons toujours donner la joie qui jaillit dans un coeur qui est en amour avec Dieu.
On a tort de craindre la supériorité de l'esprit et de l'âme ; elle est très morale cette supériorité, car tout comprendre rend très indulgent, et sentir profondément inspire une grande bonté.