Aucune femme ne recourt de gaieté de coeur à l'avortement. Il suffit d'écouter les femmes. C'est toujours un drame.
A force d'entendre dire qu'il faut respecter tout et son contraire, on ne respecte rien ni personne.
Faire un choix ne veut pas dire qu'on restreint son champ d'action et de possibilités. Pas pour ceux qui voient dans la vie un espace où tout est à conquérir, au risque de tout perdre.
S'il y a une seule oasis demeurée ici-bas, c'est bien le couvent, hors du monde, marchant à son rythme propre, et que l'agitation de vivre ne heurte pas continuellement.
On dit que croire au destin, c'est renoncer à son libre arbitre ; que la persévérance ne permet pas de contrer le sort auquel nous sommes destinés. Alors qu'en réalité, la seule partie du destin qu'on peut vraiment contrôler, c'est ce que l'on décide d'infliger aux autres.
Il y a des choses qu'un homme a peur de se dire, même à lui-même, et tout homme honnête a un certain nombre de telles choses emmagasinées dans son esprit.
On dit d'un fleuve qu'il est violent parce qu'il emporte tout sur son passage mais nul ne taxe de violence les rives qui l'enserrent.
Sur le dos du Mont Cygne, le grand oiseau prendra son premier vol. Et il remplira de sa gloire toutes les écritures. Louange éternelle au nid où il naquit.
Avoir un système borne son horizon ; n'en avoir pas est impossible. Le mieux est d'en posséder plusieurs.
Pour Staline, « un homme qui meurt, c'est un drame épouvantable. Cent mille, c'est une statistique ». Notre époque banalise la mort sous le feu de l'actualité.
Dieu aurait pu se contenter de créer l'homme à son image. Mais, en bon schizophrène, il n'a pu s'empêcher de lui faire aussitôt un croche-pied en lui offrant ce foutu libre-arbitre.
La femme est une fleur qui ne donne son parfum qu'à l'ombre.
Beaucoup de gens cherchent la route qui peut les conduire à leur idéal ; je n'ai pas d'idéal, le personnage qui fait parade de son idéal est tout simplement un arriviste.
Le malheur fait dans certaines âmes un vaste désert où retentit la voix de Dieu.
Lorsqu'un homme s'intéresse au corps d'une femme, elle l'accuse de ne s'intéresser qu'à son corps, mais il ne s'y intéresse pas, elle l'accuse de s'intéresser à celui d'une autre.
Le vaniteux fait dépendre son propre bonheur de l'activité d'autrui ; le voluptueux, de ses propres sensations et l'homme intelligent, de ses propres actions.
L'étonnement est l'effet du sublime à son plus haut degré ; les effets inférieurs en sont l'admiration, la vénération et le respect.
L'amour, sa beauté incendie comme la nuit, des climats limpides et des cieux étoilés. Et tout ce qu'il y a de mieux dans l'obscurité est la lumière. Habite son corps et ses yeux, adouci par la tendre lumière que le [...] â–º Lire la suite
Faire la charité, c'est bien. La faire faire par les autres, c'est mieux. On oblige ainsi son prochain, sans se gêner soi-même.
L'ambition fait mourir son maître.
Un homme peut, sans risque, se moquer d'une femme enceinte ; ça ne lui arrivera jamais.
Il l'aimait bien mais à petites doses. Il fractionnait son coeur comme des parts de gâteau.
Ne laissez pas la voix de l'opinion des autres noyer votre voix intérieure.
A vingt ans, on craint le ridicule mais on aime l'excès, on abhorre la solitude, mais on s'isole par son zèle.
Nous sommes profondément blessés quand on ne nous respecte pas ; pourtant, au fond de son coeur, aucun homme ne se respecte beaucoup lui-même.
Si une femme allait procéder à son exécution, elle exigerait un peu de temps pour parfaire sa toilette.
L'autarcie culturelle et raciale est une marche à la mort. Elle est tout aussi irréalisable que son contraire, une culture mondiale uniforme.
En soi les buts de l'écrivain sont louables, mais il faut avoir du génie pour les réaliser et ça c'est quelque chose d'immatériel que Dieu seul peut donner selon son bon plaisir.
A chaque être, correspond une forme d'amour spécifique ; son bonheur est de la rencontrer.
Le plus sûr moyen de cacher aux autres les limites de son savoir est de ne pas les dépasser.
Il n'y a pas de vieillesse, on n'est vieux qu'à partir du moment où on prend son parti d'être vieux.