Heureux qui peut savoir l'origine des choses.
L'homme est en réalité un être spirituel et ce n'est que quand il vit dans l'esprit qu'il est vraiment heureux.
Faites savoir aux gens la vérité et le pays est en sécurité.
Le bonheur dans le mariage est entièrement une question de chance.
Il faut savoir oublier pour goûter la saveur du présent, de l'instant et de l'attente, mais la mémoire elle-même a besoin de l'oubli. Il faut oublier le passé récent pour retrouver le passé ancien.
Si vous êtes anxieux à propos de la mort, alors vous n'avez pas le sens de l'unité des choses - vous sentez qu'après la mort, vous ne serez plus.
On peut reconnaitre un enfant guérissable, un enfant fichu, on ne sait jamais... Et c'est ça le problème, c'est qu'on ne sait jamais.
Si une personne n'a pas de rêves, elle n'a plus de raison de vivre. Rêver est nécessaire, bien que dans le rêve la réalité devrait être entrevue. Pour moi, c'est un principe de vie.
Quand j'entrevois, comme aujourd'hui, le "simple" fond des choses (ce qu'à la condition d'une chance infinie, l'agonie révélera sans réserve), je sais que je devrais me taire : je recule, en parlant, le moment de l'irrémédiable.
Il faut lever le couvercle de la marmite pour savoir ce qui bout dedans.
Comprendre que vous êtes heureux et savoir comment le rester, c'est plus que du bonheur, c'est la félicité.
Le corbeau chante aussi bien que l'alouette pour qui n'y fait pas attention. Que de choses n'obtiennent qu'à leur saison leur juste assaisonnement de louange et de perfection !
En réalité, on sait seulement quand on sait peu. Avec le savoir augmente le doute.
L'homme ne vit pas très longtemps. Question de vitesse de transit à travers le monde.
Il y a deux choses auxquelles il faut s'habituer ou on trouvera la vie insupportable : les méfaits du temps et les injustices des hommes.
Chaque homme sait une quantité prodigieuse de choses qu'il ignore qu'il sait.
Pour réussir dans le monde, retenez bien ces trois maximes : voir, c'est savoir ; vouloir, c'est pouvoir ; oser, c'est avoir.
Naître pour créer, aimer, gagner aux jeux, c'est naître pour vivre en temps de paix. Mais la guerre nous apprend à tout perdre et à devenir ce que nous n'étions pas. Tout devient une question de style.
L'effet du recul sur la mémoire est de donner aux choses des contours énormes parce que l'essentiel se détache, isolé de l'environnement de faits quotidiens insignifiants qui se sont naturellement effacés de l'esprit.
Certains hommes promettent de garder votre secret et pourtant le révèlent sans savoir qu'ils le font ; ils ne remuent pas les lèvres, et pourtant ils sont compris ; elle se lit sur leur front et dans leurs yeux ; on le voit à travers leur poitrine ; ils sont transparents.
Une fois de plus se pose l'éternelle question : est-ce Dieu, est-ce le diable qui gouverne le monde ? Et seule une foi injustifiable permet d'affirmer que finalement le diable est au service de Dieu.
La réponse dépend beaucoup de celui qui pose la question. Il ne faut jamais hésiter à mentir, à dire un peu n'importe quoi quand la question ne vous plaît pas.
C'est quelque chose, un nom ! C'est presque toute la personne... toute la vie !... C'est ce qu'on répond, en premier, à la question : "Qui êtes vous ?"... Et c'est ce qui reste, en dernier, sur la pierre tombale !...
Nous sommes des navires lourds de nous-mêmes, Débordants de choses fermées, nous regardons A la proue de notre périple toute une eau noire S'ouvrir presque et se refuser, à jamais sans rive.
On ne transforme pas les choses par la violence, les frontières tomberont d'elles même le jour où les gens seront heureux.
Il faut faire remarquer sa tête sans se faire remarquer.
Il faut savoir que nous ne pouvons pas donner à cette nature le nom d'esclave ; les noms d'esclavage et de domination ne sont pas des noms qui s'appliquent à la nature, ni qui soient des signes absolus de connaissance, ils n'expriment que de simples relations, comme les noms de paternité et de filiation.
Il est dans la nature des choses que tout homme ait pitié de lui-même. Mais aujourd'hui, il est temps d'avoir pitié de Dieu.
L'homme connaît tant d'autres choses ; il ne se connaît pas lui-même.
Les images choisies par le souvenir sont aussi arbitraires, aussi étroites, aussi insaisissables, que celles que l'imagination avait formées et la réalité détruites.
Monsieur le Président, je retire ce que je viens de dire, à savoir qu'une moitié du gouvernement est composée de crétins : une moitié du gouvernement n'est donc pas composée de crétins.