L'homme est un être raisonnable, mais les hommes le sont-ils ?
Je suis un homme qui croit encore à la bonne volonté.
Ainsi, à chaque naissance, il y aurait un homme et une femme qui seraient prédestinés l'un à l'autre. Et tout le problème est de savoir qui est le compagnon de son âme.
Les hommes ne font jamais le bien que si la nécessité les y pousse; mais quand ils sont libres de choisir et peuvent faire tout ce qu'ils veulent, la confusion et le désordre deviennent endémiques.
La soumission à un homme faible est discipline. La soumission à un homme fort est servilité.
Le comédien, lorsqu'il a fini de travailler, redevient un homme comme les autres ; alors que l'acteur "se joue lui-même" à toutes les secondes.
Gorz s'attache à montrer comment le système, pour se développer, crée artificiellement, notamment par l'omniprésence de la publicité, des besoins de consommation qui, faute d'être satisfaits, deviennent aussi obsédants que l'ancienne pauvreté.
L'unique moyen d'être libre, comme un homme sans vocation en a le droit, était de commettre un crime, de façon que les autres ne le reconnaissent plus comme un des leurs et n'exigent rien de lui.
Les énarques, ces hommes dédaigneux, qui savent des choses inutiles...
Quand les efforts des hommes tendent vers un but commun, leurs souffles s'harmonisent d'eux-mêmes.
Le contraire d'un idéaliste c'est trop souvent un homme sans amour.
Les hommes sont comme les vins : avec le temps, les bons s'améliorent et les mauvais s'aigrissent.
La culture n'est pas un supplément d'âme que s'offrirait une société de consommation repue. Elle est notre boussole.
Quand un homme ne veut plus faire de faute, le Repentir de celles qu'il a faites lui sert d'excuse, et de lumière pour n'en plus commettre.
Si vous souhaitez entrevoir l'intérieur d'une âme humaine et apprendre à connaître un homme... regardez-le simplement rire. S'il rit bien, c'est un homme bon.
Ce que les hommes ont nommé amitié n'est qu'une société, qu'un ménagement réciproque d'intérêts, et qu'un échange de bons offices ; ce n'est enfin qu'un commerce où l'amour-propre se propose toujours quelque chose à gagner.
La même chose souvent est, dans la bouche d'un homme d'esprit, une naïveté ou un bon mot, et dans celle du sot, une sottise.
C'est souvent aux femmes qui ont la beauté du diable que les hommes doivent leurs cornes.
Les gentillesses sont facilement oubliées ; mais des blessures ! quel homme digne n'y pense pas ?
L'historien n'a rien d'un homme libre. Du passé, il sait seulement ce que ce passé même veut bien lui confier.
La comédie : celle-ci fait les hommes plus mauvais qu'ils ne sont aujourd'hui et la tragédie les faits meilleurs.
Dans les siècles de l'ignorance, les hommes se sont fait la guerre ; dans le siècle le plus éclairé, ils veulent se détruire.
Tout homme encore en vie après trente ans est un con.
Les hommes politiques sont comme des timbres : de face, ils vous sourient et sont figés, mais si jamais vous leur passez la main dans le dos, alors là ça colle.
Il n'est point de vérité absolue, et les hommes se trompent bien moins, faute d'entrevoir la vérité, que faute d'en apercevoir les limites.
Comme on devient horriblement raisonnable quand on y est contraint.
L'homme ne devient homme que dans la poursuite de sa voie la plus haute.
Le courage des Turcs s'explique par ce fait qu'un homme qui a plusieurs femmes est mieux disposé à braver la mort que celui qui n'en a qu'une.
Il ne s'agit plus de discourir sur ce que doit être l'homme de bien mais de devenir un homme de bien.
Un homme est heureux tant qu'il décide de l'être, et nul ne peut l'en empêcher.
Le sceptique est un homme qui ne se doute de rien.