Soyez disposé à tout croire, mais de fait, croyez le moins possible.
C'est déjà être malade que de se croire malade.
De nature, je ne suis pas enclin à exiger quoi que ce soit des gens. Je les prends comme ils sont. Parfois la faiblesse ne m'émeut pas moins qu'un acte de générosité.
Que les citoyens donnent plus volontiers leur vie que leur argent, voilà un paradoxe assez fort.
Un écrivain - ou tout au moins un romancier - a souvent des rapports difficiles avec la parole.
De tous les morts dont la chaîne innombrable constitue notre trésor de gloire, ceux-là plus qu'aucuns autres incarneront, dans sa pure gratuité, l'esprit de sacrifice.
Il y a une civilisation du vin, celle où les hommes cherchent à mieux se connaître pour moins se combattre.
Un compromis, c'est l'art de couper un gâteau de telle manière que chacun pense avoir la plus grosse part.
La génération formée à l'école des notions scientifiques va à la rencontre de la plus forte déception qui soit : celle de la vanité du savoir.
Je ne veux pas d'une Europe qui soit juste une zone de libre-échange attachée à l'OTAN. Encore moins je veux une Europe où tout le monde est contre tout le monde, et le dumping social et fiscal remplace la solidarité.
Bureaucratie. Le moyen le plus rationnel que l'on connaisse pour exercer un contrôle impératif sur des êtres humains.
II y a plus de jours que de semaines.
C'est drôle comme les hommes ne pensent pas à être complexés. Ca doit être bien, d'être comme ça. Ne penser qu'à son regard qui se pose et pas penser à la réciproque.
Ce qu'un homme a de plus indécent à montrer : ses rêves.
Souvent, en affaires, des canailles volent moins d'argent que les honnêtes gens ne vous en coûtent.
J'aime les femmes dans toutes leurs différentes incarnations. Mes amis sont pratiquement toutes des femmes. Elles sont beaucoup plus intelligentes que les hommes.
Entre une grâce et une garce, il n'y a qu'une lettre de déplacée. Le plus souvent une lettre de rupture.
Le cumul de hasards successifs ne fait pas un destin, tout au plus une maigrichonne fatalité.
Morceau avalé n'a plus de goût.
Putain même crier, j'arrive plus. J'en ai marre, j'en peux plus, j'étouffe. J'me sens étriquée dans ce monde. C'est pas possible c'qu'on nous balance en pleine face tous les jours. Depuis qu'j'ai ouvert les yeux sur cette putain d'terre, y [...] â–º Lire la suite
Les larmes, c'est comme les crevettes grises : plus elles sont salées, meilleures elles sont !
L'impardonnable est souvent aussi ce qu'on pardonne le plus aisément.
Ce que nous apprenons à travers l'échec devient une partie précieuse de nous, nous renforçant dans tout ce que nous faisons. Alors laissez les choses difficiles vous rendre plus dur.
L'amour est comme un boomerang tu reçois beaucoup plus que tu ne donnes.
Ça m'a pris au moins deux ans avant de m'en remettre. Je m'en suis remis en regardant la situation différemment. Au lieu de me dire : "J'ai perdu ma mère", je me suis dit "Quelle chance j'ai eu d'avoir cette femme formidable dans ma vie !
Si vous doutez de ce que vous voyez, comment pouvez-vous croire ce que l'on dit ?
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le quotidien, c'est ce qu'il y a de plus difficile à partager.
Le sommeil diurne est comme le péché de la chair: plus on en a eu, plus on le voudrait, cependant qu'on se sent malheureux, rassasié et insatiable en même temps.
C'est une sorte de snobisme spirituel qui fait croire aux gens qu'ils peuvent être heureux sans argent.
Le dernier apparu des primates doit aller vers plus d'humain, c'est-à-dire devenir plus conscient de l'autre quel qu'il soit.
Quand les pieds ne veulent plus vous porter, on marche avec sa tête. Et c'est vrai. Ce n'est peut-être pas dans l'ordre naturel des choses, mais ne vaut-il pas mieux marcher avec la tête que penser avec les pieds, comme il arrive souvent ?