Le roman, c'est la clef des chambres interdites de notre maison.
Il faudrait faire du théâtre satirique avec la netteté d'un Beaumarchais et l'abondance d'un Rabelais.
Il a toujours été évident pour moi qu'un jour ou l'autre je finirais par atterrir dans cette ville. Sans vouloir me vanter, je suis un homme extrêmement séduisant. Je n'y peux rien. Je fais rien pour, c'est comme ça. Quand [...] ► Lire la suite
Un critique peut se faire un nom en poignardant un auteur très connu.
Peut-être quand nous mourrons, peut-être la mort seule nous donnera la clef et la suite et la fin de cette aventure manquée.
Et la légende court, se répand, s'enjolive, un vrai roman de George Sand.
J'ai eu tellement de femmes et d'enfants qu'à chaque Noël, je me demande par quelle maison commencer.
Nous avions quitté le monde des femmes, de la campagne de la bienvaillance, nous entrions dans celui de la ville, des hommes, de leurs combats, de leur rage à se mesurer les uns aux autres, désormais les dangers nous cernaient de toute part.
Entre le roman sensuel et le roman sexuel, il y a cet écart essentiel ; que le premier voit dans la vie du sexe la chose la plus curieuse du monde, le second la chose la plus sérieuse du monde.
On ne met pas son passé dans sa poche ; il faut avoir une maison pour l'y ranger.
Bien des gens prétendent qu'en art il ne faut pas raisonner ses impressions. C'est très possible, mais alors il faut se borner à prendre son plaisir où on le trouve et renoncer à juger quoi que ce soit. Un critique [...] ► Lire la suite
Mon existence est une campagne triste où il pleut toujours.
Chaque maison a besoin d'une grand-mère.
J'ai la possibilité d'être critique parce que je n'ai plus de responsabilité éditoriale.
Dehors, c'est froid, y'a plus d'humanité. Un homme est mort inanimé devant un immeuble inhabité. C'est la crise ! La crise ? Qui est-ce qu'elle atteint ? Toi, moi ou le suicidaire qui escalade un toit ?
La maison est la première école de l'enfant, le parent est le premier enseignant de l'enfant et la lecture est le premier sujet de l'enfant.
L'histoire du travail est souvent une fresque de la misère ; elle est aussi un long roman d'amour et de joie.
J'ai une maison à deux étages et une mauvaise mémoire, donc je monte et descends ces escaliers tout le temps. C'est mon exercice.
Dans un bon roman policier rien n'est perdu, il n'y a pas de phrase ni de mot qui ne soient pas significatifs.
La première fois que j'ai fumé, c'était à la maison avec ma mère et mon beau-père. ils étaient comme, si vous allez faire cela, nous préférerions que vous le fassiez avec nous.
Le roman naît de vos passions personnelles mais il ne peut réellement prendre son essor que lorsque vous avez coupé le cordon ombilical avec votre vie et que vous commencez à interroger non pas votre vie mais la vie même.
Celui qui a une maison n'en a qu'une, celui qui n'en a aucune en a mille.
Il ne faut pas demander à l'artiste plus qu'il ne peut donner, ni au critique plus qu'il ne peut voir.
Si médiocre soit-il, un personnage de roman est toujours supérieur à un être humain.
Il est impossible de gouverner la France. A-t-on idée d'une maison de commerce où le directeur et les membres du conseil d'administration ne s'occuperaient qu'à plaire aux employés ?
En regardant ainsi clairement la chose, Jourdan n'avait aucune chance de vaincre, et il alla chercher une défaite uniquement pour ne pas sembler inactif. C'est une manière d'agir que la critique ne peut jamais admettre.
Le roman est un genre faux, parce qu'il décrit les passions pour elles-mêmes : la conclusion morale est absente.
La seule raison d'être du roman est de dire ce que seul le roman peut dire.
Si quelqu'un dans un jardin bien arrosé brise la violette, le pavot Et le lys hérissé de langues jaunes, Les fleurs fanées laissent soudain tomber leur tête flétrie, Ne se tiennent plus et regardent, de leur cime, la terre.
Je ne veux pas que ma maison soit murée de toutes parts, ni mes fenêtres bouchées, mais qu'y circule librement la brise que m'apportent les cultures de tous les pays.
Tout récit comporte une moralité.