Cette célèbre formule, « Puisque la montagne ne vient pas à nous, allons à la montagne », exprime l'idée qu'il faut faire preuve de proactivité et d'initiative face à une situation qui semble bloquée ou face à un objectif qui n'est pas atteint spontanément. Si les circonstances ou les personnes ne sont pas favorables ou ne font pas le premier pas, c'est à vous de changer de stratégie, de vous adapter et de faire l'effort nécessaire pour avancer vers votre but.
La citation s'applique à de nombreux domaines :
La morale à retenir est l'importance de l'action personnelle et de l'autonomie. Ne comptez pas sur un miracle ou sur la bonne volonté des autres pour atteindre vos aspirations. Face à l'inertie ou à la difficulté, le véritable moteur du succès est votre capacité à vous lever et à vous diriger vous-même vers l'objectif.
Le style est d'une grande simplicité et utilise une image puissante et concrète (la montagne) qui symbolise un objectif, un obstacle, ou une réalité immuable. La phrase est construite sur une structure de cause à effet introduite par « Puisque », mettant en évidence une logique d'adaptation pragmatique. L'emploi du pronom personnel « nous » (ou sa forme conjuguée « allons ») donne un caractère universel et engageant au message.
Cette citation résonne avec plusieurs idées philosophiques ou populaires :
Bien que la citation soit souvent attribuée à Mahomet, elle est en réalité une légende populaire qui lui est associée. Elle n'est pas tirée directement du Coran ou des hadiths (recueils de paroles et d'actions du Prophète). L'histoire la plus courante veut qu'elle décrive une situation où Mahomet aurait défié des sceptiques en leur affirmant qu'il pouvait demander à une montagne de venir à lui. Lorsque la montagne ne bougea pas, il aurait prononcé cette phrase pour sauver les apparences et transformer son échec apparent en leçon de sagesse pragmatique.
L'attribution la plus courante est à Mahomet (Muḥammad), le prophète de l'Islam (environ 570-632 après J.-C.). Cependant, comme mentionné, il s'agit d'une anecdote qui lui est postérieurement attribuée et qui s'est popularisée en Occident notamment, plutôt que d'une parole authentique et vérifiable du Prophète.
L'histoire associée à cette citation s'inscrit dans un contexte de défis de foi et de miracles. Dans de nombreuses traditions religieuses, les prophètes et figures saintes sont mis au défi d'accomplir des miracles pour prouver leur statut. La sagesse de cette réponse attribuée à Mahomet serait donc de ramener le débat du plan du miracle et de l'attente passive à celui de l'action pragmatique et de l'intelligence humaine. Elle valorise l'effort personnel comme une vertu plus louable et plus efficace que l'attente d'une intervention divine.