La liberté c'est le respect des droits de chacun ; l'ordre c'est le respect des droits de tous.
Pour tout français, la retraite est le but suprême de l'existence. C'est avec joie qu'il envisage sa vie de vieillard. Mastiquer avec une mâchoire édentée semble être le comble de ses délices.
La politique de l'autruche est respectable : tout dépend de ce qu'il y a dans le sable.
Il n'y a de paix véritable que si chacun peut s'épanouir et prospérer à l'abri de la faim, de la pauvreté et de l'oppression.
«Mektoub» des Orientaux, était avant tout un superbe et terrible mécanisme de résignation.
J'appelle bourgeois quiconque renonce à soi-même, au combat et à l'amour, pour sa réussite.
Nos élites politiques et journalistiques sont obsédées par le moralisme. Les mêmes qui viennent défiler pour la liberté d'expression.
Je suis content que je ne sois plus jeune. Je ne veux plus recommencer tout depuis le début.
L'indécence, le défaut de pudeur sont absurdes dans tout système : dans la philosophie qui jouit, comme dans celle qui s'abstient.
Innover est avant tout un état d'esprit.
C'est l'usine qui a donné le rythme: sur une ligne de production, tout s'enchaîne très vite. Il n'y a pas le temps de mettre de jolies subordonnées. Les gestes sont machinaux et les pensées vont à la ligne.
La vie est une prison dans laquelle chacun est libre de partir quand il le souhaite.
Les coeurs et les visages des hommes sont toujours écartés; les femmes ne sont pas seulement en étroite connexion, mais sont comme un miroir dans le pouvoir instantané de la réflexion.
Malheureux, on doute de tout ; heureux, l'on ne doute de rien.
Dans l'histoire, les « droits » n'ont été que trop souvent ce que les maîtres de l'idéologie dominante avaient décidé de définir ainsi. Associé à l'expansion des marchés, le discours des droits de l'homme constitue l'armature idéologique de la globalisation. Il est avant tout un instrument de domination, et doit être regardé comme tel.
L'enfant nous demande de l'aider à agir tout seul.
Créer n'est pas le but de tout homme, certains s'occupent de recréer, comme moi !
L'homme le plus inquiet d'une prison est le directeur.
Ce métier est pour moi une religion. Une religion d'amour.
L'opium du peuple dans le monde actuel n'est peut-être pas tant la religion que l'ennemi accepté... Un tel monde est à la merci, il faut le savoir, de ceux qui fournissent un semblant d'issue à l'ennui. La vie humaine aspire aux passions et retrouve ses exigences.
De par son existence même la création est une destruction de chacun des systèmes en particulier.
Je voudrais pouvoir me débarrasser des pensées qui empoisonnent mon bonheur, mais je prends un plaisir à les satisfaire.
Le journaliste a une audience ciblée, il sait à qui il parle. La fiction s'adresse à tout le monde, sans but précis.
Le tout est de commencer.
Les éléments singuliers de la vérité dont chacun peut être porteur, doivent se synthétiser dans la vérité complexe et être l'expression intégrale de la raison.
Aujourd'hui, l'ennui est sidéral : c'est l'ennui de tout pouvoir faire, de jouir de tout, d'avoir parcouru tout l'espace et d'être au point inerte autour duquel tout tourne.
Les personnages sans intégrité sont tout aussi intéressants que les personnages avec beaucoup d'intégrité.
L'homme propose et Dieu dispose ; et Dieu, qui sait le mieux, sait ce qui convient bien à chacun ; tel le temps, telle la conduite...
Je pense que chaque personne devrait avoir une certaine foi en lui, dans son coeur. Ce qui importe n'est pas une manifestation extérieure de cette foi, mais l'état intérieur de l'âme.
Il n'est pas un archevêque, ni un savant illustre, qui ne croie à la providence, chacun de son côté : le savant en contemplant sa science et l'archevêque en regardant son archevêché.
L'écrivain écrit pour être aimé. Il est lu sans pouvoir l'être.