L'ennui avec la télévision, c'est qu'on la regarde pour se changer les idées et qu'elle finit par nous laver le cerveau.
Celui qui ne veut agir et parler qu'avec justesse finit par ne rien faire du tout.
Ce qu'on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l'extérieur comme un destin.
Les hommes dont parle Matthieu n'étaient pas seulement des astronomes. Ils étaient des « savants », ils représentaient la dynamique de l'aller au-delà de soi, intrinsèque aux religions - une dynamique qui est recherche de la vérité, recherche du vrai Dieu et donc aussi une philosophie dans le sens originaire du mot.
Je ne suis pas pour l'entraînement. Ma philosophie : pas de souffrance, pas de souffrance.
Et puis avec le temps on pardonne, on finit même par en rire... Après tout ce n'est qu'un jeu.
Ce n'est pas aux lecteurs de cet ouvrage que je croirai jamais devoir prouver que les idées gouvernent et bouleversent le monde, ou, en d'autres termes, que tout le mécanisme social repose finalement sur des opinions.
Ma philosophie de la course, guère partagée à l'heure actuelle, c'est qu'il est très important de courir en prenant plaisir au sport. Je préfère perdre une course en conduisant assez vite pour la gagner que la gagner en conduisant assez lentement pour la perdre. Vous comprenez ?
Un homme qui tient vraiment sa tâche pour surhumaine finit inévitablement par tenir pour surhumaine sa propre personne.
On me dit souvent que mes idées sont impossibles à réaliser, mais je montre toujours que si, elles le sont.
On pourrait dire que la philosophie est une façon de parler intelligemment de ce qu'on ne connaît pas.
Nous n'avons pas encore le projet de remonter sur scène. Si on devait le faire, on reprendrait nos anciens sketches que l'on réécrirait en attendant d'en inventer de nouveaux. Comme dit Bernard (Campan), on est un peu monotâche. On n'arrive pas à faire plusieurs projets en même temps.
Toute philosophie pourrait se réduire à rechercher laborieusement cela même que l'on sait naturellement.
A quinze ans, ne pas avoir sur l'amour les idées de papa, c'est le meilleur moyen de devenir très vite papa soi-même.
Pour l'expérimentateur physiologiste, il ne saurait y avoir ni spiritualisme ni matérialisme. Ces mots appartiennent à une philosophie naturelle qui a vieilli, ils tomberont en désuétude par le progrès même de la science.
Les idées perdront toujours leur procès contre les sensations.
Je suis un touche à tout, un chineur de la vie, des choses qui sont les tiroirs de mon esprit, de mon cerveau et qui s'ouvrent et se ferment au fil des instants.
Ma philosophie est que j'élève de futurs adultes, pas des enfants.
Les plus grandes idées sont les plus simples.
On n'en finit pas d'être un homme.
Ce ne sont ni les hommes, ni les passions, encore moins les idées qui mènent le monde. Mais les mots, rien que les mots.
Le sexe est le cerveau de l'instinct.
Les premiers principes de la philosophie que j'ai appelée "consciencisme" ont donc deux aspects : tout d'abord j'affirme l'existence indépendante et absolue de la matière ; ensuite j'affirme qu'elle peut se mouvoir spontanément. En vertu de ces deux premiers principes, le consciencisme est une philosophie profondément matérialiste.
Ceux qui ont une foi excessive dans leurs idées ne sont pas bien armés pour faire des découvertes.
Qui mal commence, finit encore plus mal.
L'avantage qu'il y a d'être dans le vrai, c'est que toujours, forcément, on finit par avoir raison. En théorie, du moins.
A l'époque actuelle on fait grand cas des livres. Les livres ne sont faits que de mots. Les mots ne valent que par des idées. Les idées ont une origine qui ne peut s'exprimer par des mots.
Rien ne tue plus sûrement la pensée, la créativité, le rêve, la lucidité ou le délire que le travail intensif, l'efficience, l'amour frénétique du gain, la course au profit et aux boulots profitables.
Le cerveau de l'imbécile n'est pas un cerveau vide, c'est un cerveau encombré où les idées fermentent au lieu de s'assimiler, comme les résidus alimentaires dans un colon envahi par les toxines.
Contrairement aux doctrines religieuses, la philosophie ce sont les mathématiques de la morale et de l'art de vivre.
Notre cerveau est une éponge qui s'imbibe de suggestions.