Un baiser ne dure pas autant qu'un bon plat.
Aimer... quel égoïsme ! Ce n'est ni plus ni moins qu'une façon de se faire plaisir en s'occupant de quelqu'un d'autre.
A quoi bon de l'argent dans la main d'un sot ? A acheter la sagesse ? Il n'y a pas le coeur !
Un repas, aussi frugal soit-il, est un instant de rencontre. Il peut être une occasion de joie et de communion, unissant profondément les gens.
On a aussi peu de liberté maintenant qu'il y a vingt ans : faire l'amour était alors interdit aux jeunes filles ; maintenant c'est presque devenu obligatoire. Les tabous sont les mêmes.
Quand les Guns N' Roses sont devenus aussi célèbres, je suis sûr que le gouvernement Bush a réalisé une enquête approfondie à leur sujet et s'est rendu compte qu'ils n'avaient pas suffisamment de cervelle pour représenter une quelconque menace.
La liberté n'est pas au commencement, mais à la fin. La liberté est le fruit du bon ordre.
Il n'y a rien de plus triste qu'un temps de saison en hiver.
Oh tiens ! Charles Hamilton ! Toujours aussi beau et aussi séduisant ! N'avez vous donc aucune pitié Mélanie de m'amener votre Don Juan de frère pour briser mon pauvre petit coeur de campagnarde ?
Rien ne me signifie autant l'élégance que le caleçon troué d'un milliardaire.
Le bon goût mène à l'impuissance.
Nous avons des raisons de nous sentir bien, mais c'est aussi une menace de se sentir trop bien et je ferai attention à ce que cela n'arrive pas.
Le plaisir est le souverain bien par le fait que dès leur naissance, les êtres vivants recherchent le plaisir et fuient la douleur, par une inclinaison naturelle et sans raisonnement.
La force et l'indépendance sont toujours quelque chose qui m'attire chez tous mes personnages, aussi différents soient-ils les uns des autres.
Que de pas restent à faire ! La femme pauvre est aussi bien esclave et vendue en orient qu'en occident. Seulement elle a de plus la flétrissure et la misère. Le lupanar n'est autre chose qu'un sérail en commun.
La connaissance du génome donnera de nouveaux outils pour comprendre comment l'individu s'adapte et se construit historiquement à partir de son génome sans que le génome constitue pour autant un destin.
A quoi bon pleurer sur ce qui aurait pu être ?... Les hommes sont-ils donc les artisans de leur propre malheur ? Peuvent-ils se soustraire aux forces du destin ?
La vie ne devrait consister qu'à trouver les bons mots au bon moment.
Il n'y a pas que brûler des livres qui m'inquiète. Il y a aussi ceux qui ne seront jamais écrits, du fait de la crainte de la censure.
Ce que j'aime dans un bon auteur, ce n'est pas ce qu'il dit, mais ce qu'il murmure.
A propos du sport professionnel : tant et aussi longtemps que l'opium moderne du peuple fera planer, on se bousculera pour en acheter. Et les vendeurs riront jusqu'à la banque.
Notre société se pense et se parle comme société de consommation. Au moins autant qu'elle consomme, elle se consomme en tant que société de consommation, en idée. La publicité est le péan triomphal de cette idée.
Aimer les femmes intelligentes est un plaisir de pédéraste.
Instruite, la vertu calcule aussi bien que le vice.
La critique ne doit pas s'écrire : on la parle. A quoi bon écrire ce qui est fait ? Seule, l'oeuvre d'art se fait plume en main.
Fréquemment, nous pouvons reconnaître et dénoncer le mensonge, sans pour autant découvrir les secrets de la vérité ; savoir que quelqu'un ment ne nous apprend rien sur ce qu'il pense.
Savoir se fier est une qualité très rare, et qui marque autant un esprit élevé au-dessus du commun.
Toute morale est morte ! La crise est de morale aussi bien que d'argent. On décampe en hurlant du bateau qui naufrage. Il n'y a plus d'amis.
Pauvre et content, est riche et assez riche ; Mais la richesse, in fine, est aussi pauvre que l'hiver, Pour celui qui craint toujours d'être pauvre.
Au théâtre, je donne tout. Je ne joue pas simplement pour le spectateur du premier rang, je joue aussi pour celui qui est au dernier rang du quatrième balcon. Il faut que je donne, que j'envoie, que je projette vocalement et gestuellement. Au cinéma, je n'ai rien à faire.
C'est autant par le rêve que par la raison que le monde parvient à exister.