En se taisant, le sot est sage et le sage est sot.
Le stupide est un sot qui ne parle point, en cela plus supportable que le sot qui parle.
Il n'y a point de plus sage abbé que celui qui a été moine.
L'homme sage n'attire pas l'attention. Il a des manières tranquilles, un discours sombre ; il réfléchit avant d'agir.
Il n'est pas sage d'être trop sûr de sa propre sagesse.
Il n'est pas de sot qui se spécialisant à l'extrême ne finisse par faire figure de savant.
Dissimuler, vertu de roi et de femme de chambre.
Le sage ne rencontre pas de difficultés. Car il vit dans la conscience des difficultés. Et donc n'en souffre pas.
La vertu triomphe de la générosité sur l'intérêt.
C'est être sage que de n'accuser que soi de ses malheurs.
Le sage trouve mieux son compte à ne point s'engager qu'à vaincre.
La femme la plus aventurée sent en elle une voix qui lui dit : "Sois belle si tu peux, sage si tu veux, mais sois considérée, il le faut".
Nul homme sage ne souhaite jamais être plus jeune.
L'amour de la gloire, une vertu ! Étrange vertu, que celle qui se fait aider par l'action de tous les vices qui reçoit pour stimulants l'orgueil, l'ambition, l'envie, la vanité, quelquefois l'avarice même !
Le sage ne s'affuble pas d'un sabre d'or.
Le sage est supérieur au prophète.
Le désir est une vertu déshabillée.
La véritable prudence est de voir dès le commencement d'une affaire quelle en doit être la fin.
La raison pourquoi les sots réussissent ordinairement dans leurs entreprises, c'est que ne sachant et ne voyant jamais quand ils sont importuns, ils ne s'arrêtent jamais. Or, il n'y a pas d'homme assez sot pour ne savoir pas dire : "donnez-moi cela".
Le vrai sage ne craint pas la mort car il sait que la mort n'est rien. La conscience ne souffre pas puisqu'elle a disparu. Avec la chair qui pourrit, c'est l'esprit qui pourrit aussi, et les désirs, et l'angoisse.
L'amour dont la vertu n'est point le fondement se détruit de soi-même, et passe en un moment.
La vertu n'est pas de la vertu si elle n'est pas accompagnée de douceur et de miséricorde.
Le scepticisme est une vertu aussi bien en histoire qu'en philosophie.
La liberté ne peut pas plus exister sans vertu et sans indépendance que le corps ne peut vivre et se mouvoir sans âme.
L'automne est une saison sage et de bon conseil.
La reconnaissance est une vertu qui tient souvent la place de l'amour, et bien des hommes achètent le bonheur en la faisant naître dans les âmes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas aimer.
L'estime n'exclut pas nécessairement l'amitié, mais il semble rare qu'elle contribue à la faire naître. Admirer n'est pas aimer ; et si la vertu obtient la considération, elle n'ouvre pas souvent les coeurs.
Jamais homme sage n'a souhaité rajeunir.
La vertu est audacieuse et la bonté n'a jamais peur.
Un sage scepticisme est le premier attribut d'un bon critique.
Nous attendons d'un sage qu'il dise « j'avais prévenu » plutôt de dire que « je savais que ça allait arriver »