L'intention doit au moins faire excuser l'action.
Pour la majeure partie de l'histoire, l'homme a dû combattre la nature pour survivre; dans ce siècle, il commence à comprendre que, pour survivre, il doit la protéger.
L'homme doit au vin d'être le seul animal à boire sans soif.
Un damné est par essence immortel. Il peut au moins être tranquille de ce côté-là.
Soyez polis. Ecrivez diplomatiquement. Même une déclaration de guerre doit observer les règles de la politesse.
La mémoire diminue à moins qu'on ne l'exerce.
Si la science fut, au moyen âge, essentiellement soumise à la religion de dieu, elle doit désormais, au nom de la raison et de la morale, servir, beaucoup plus complètement, la religion de l'humanité.
Un homme doit être sûr de sa morale pour la simple raison qu'il doit souffrir pour elle.
L'intelligence doit vivifier l'action ; sans elle, l'action est vaine. Mais sans l'action, comme l'intelligence est stérile !
Dans toute action qu'on entreprend, il y a quelque chose qui finit, à la longue, par vous déformer.
Nous ne naissons pas libres et égaux, comme le proclame la Constitution, on nous rend égaux. Chaque homme doit être l'image de l'autre, comme ça tout le monde est content.
La télévision a en tout cas ceci de bon : moins les programmes sont pour eux, plus les enfants sont sages.
Dans la vie, si l'on réussit dans chaque circonstance à éviter de faire une connerie, on doit pouvoir s'en tirer correctement.
On ne doit jamais avoir honte de ses lettres d'amour, mais parfois de l'adresse.
Si la vie n'est qu'un passage, sur ce passage au moins semons des fleurs.
Il y a des méchants qui seraient moins dangereux s'ils n'avaient aucune bonté.
La vérité doit forcément être plus étrange que la fiction car la fiction n'est qu'une création de l'esprit humain et, par conséquent, est à sa mesure.
Une nation forte, comme une personne forte, peut se permettre d'être douce, ferme, réfléchie et sobre. Elle peut se permettre de tendre la main aux autres. C'est une nation faible, comme une personne faible, qui doit se comporter avec fanfaronnade, vantardise, témérité et autres signes d'insécurité.
Que les animaux aient une âme, nous savons tous que c'est dans l'ordre du possible, mais pour nous, c'est beaucoup moins sûr...
Paris, point le plus éloigné du Paradis, n'en demeure pas moins le seul endroit où il fasse bon désespérer.
Si une société ne veut pas se désintégrer, elle doit parfois tirer un trait sur ses années les plus sombres.
Ma discrétion ne vient pas de moi, sinon des médias qui ne cherchent pas forcément non plus à aller à la rencontre d'un auteur moins connu.
L'espace est un bien commun qui doit être utile à tous. Pour nous, Européens, le modèle spatial viable n'est pas celui de l'exploitation, il est celui de l'exploration, celui qui permet d'améliorer la connaissance du monde et de l'univers.
Pour rester fidèle à ses valeurs fondatrices, la République doit être accueillante aux formes nouvelles de vie et d'expression, institutionnelles, sociales ou individuelles.
Par elle-même la situation du migrant le contraint à déployer sont pouvoir d'adaptation, à valoriser ses talents, ses ressources mentales, son courage. Le migrant est un entreprenant-né, un entreprenant obligé, un innovateur qui doit justifier sa nouvelle place au soleil.
Il est parfois moins admirable d'user de son pouvoir, que de se retenir d'en user.
Une chute du troisième étage fait tout autant de dégâts qu'une chute du centième étage. Si je dois tomber, qu'au moins je tombe de très haut.
Le sceptique doit être reconnaissant aux Napoléons des progrès qu'ils ont fait faire à la bassesse humaine.
Est-il nécessaire d'aller aussi loin et en étant toujours aussi pressé ? Bien des gens pourraient ramener des souvenirs pour la vie s'ils allaient les chercher un peu moins loin.
Il faut avoir peu d'ambition et encore moins d'idéal pour se sentir à l'aise dans l'enseignement.
Il semble que les têtes des plus grands hommes s'étrécissent lorsqu'elles sont assemblées, et que là où il y a plus de sages, il y ait moins de sagesse : les grands corps s'attachent toujours si fort aux minuties, que l'essentiel ne va jamais qu'après.