Peindre signifie penser avec son pinceau.
Les hommes se plaisent à penser qu'ils peuvent se débrouiller seuls, mais l'homme, le vrai, sait que rien ne vaut le soutien et les encouragements d'une bonne équipe.
En peinture on peut tout essayer. On a le droit. Mais à condition de ne jamais recommencer.
Ce serait raciste de penser que les étrangers n'ont pas le droit d'être cons.
Il faut vivre comme l'on pense, autrement l'on finit par penser comme l'on vit !
Le crime se reflète toujours sur les esprits des témoins et des proches. Il faut les considérer comme des miroirs ; le meurtrier se cache dans un des angles morts.
Un musicien qui joue "bien", un écrivain qui écrit "bien", un peintre qui peint "bien", sont faits pour enseigner, rarement pour être des artistes.
S'il n'est pas réconfortant, il est en tout cas flatteur de penser qu'on mourra sans avoir donné toute sa mesure.
Rare félicité des temps, où il est permis de penser ce qu'on veut, et de dire ce qu'on pense !
Il faut agir en homme de pensée et penser en homme d'action.
Dans les déclarations de sportifs, c'est comme dans les déclarations d'hommes politiques : la franchise ne consiste pas à dire ce qu'on pense, mais à penser ce qu'on dit.
Ce n'est pas la réflexion de l'artiste qui importe, mais celle de l'autre. Le peintre n'a qu'une vision des choses. Le tableau prend forme avec le spectateur.
Il faut considérer tous les maux en tenant compte de la part de bien qu'ils renferment, et de la pire épreuve qui aurait pu en résulter.
La meilleure façon de penser est d'écrire.
La campagne, c'est bien pour penser à rien.
Il faut éviter de penser à ces difficultés que présente le monde, quelquefois. Sans ça, il deviendrait tout à fait irrespirable.
La peinture est une cérémonie en solitude.
Il n'y a rien de plus difficile que de faire ressentir la réalité dans sa banalité. Flaubert aimait à dire : "il faut peindre bien le médiocre". C'est le problème que rencontrent les sociologues : rendre extraordinaire l'ordinaire ; évoquer l'ordinaire de façon à ce que les gens voient à quel point il est extraordinaire.
L'une des choses que j'apprécie le plus quand je voyage à l'étranger, c'est de penser que je vais retourner en France.
On est sur terre pour imaginer le monde et quand on aime, on le transforme.
Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.
La fonction de penser ne se délègue pas.
On a du mal à imaginer que ceux qui ne sont pas encore au monde ont une existence terrestre. Alors pourquoi ceux qui quittent la vie en auraient-ils une ?
On peut considérer la langue de l'homme, dans le mécanisme de la parole, comme la corde qui lance d'elle-même la flèche qu'on y a ajustée.
On ne sait pas ce que c'est, la béatitude. Mais il est tout de même réconfortant de penser que le paradis existe et que nous sommes tous faits pour y aller.
La peinture vient de l'endroit où les mots ne peuvent plus s'exprimer.
A force de penser à ce que les autres pensent de nous, on en oublie de se penser soi-même.
Peindre, peindre, Toujours peindre Encore peindre Le mieux possible, le vide et le plein Le léger et le dense Le vivant et le souffle.
La comédie est une peinture de la société humaine et, quand celle-ci est empreinte de gravité, la peinture ne saurait susciter le rire.
Le poète est en face du langage comme le peintre est en face de l'objet. Le langage devient sa matière première.
Ce qui est chouette dans le fait de ne pas avoir d'argent, c'est qu'on peut imaginer comme tout serait parfait si on en avait.