Mort. Etat instantané, sans passé ni avenir. Indispensable pour l'accès à l'éternité.
Seul un sot voudrait se mesurer au dieu de l'Amour, l'amour ne suit que sa voie avec les dieux eux-mêmes. Alors pourquoi pas avec moi ?
Si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer.
La seconde moitié de notre vie n'est employée qu'à porter le deuil de la première moitié.
L'existence n'est qu'un éternel tribunal nous condamnant à la pénible sentence du supplice inextinguible, immuable et impérissable qu'est la vie.
- Mec, il faut prévenir quand t'en lâches un pareil. J'avais la bouche ouverte bordel ! - Écoute l'âne, si c'était mon pet, tu serais déja mort !
Il n'appartient pas au Prophète et aux croyants d'implorer le pardon en faveur des associateurs, fussent-ils des parents alors qu'il leur est apparu clairement que ce sont les gens de l'Enfer.
Il faut bien reconnaître que la croyance en Dieu a été jusqu'à aujourd'hui une donnée permanente de l'histoire des hommes.
Plus tard, quand la bouteille de rosée sautera, et que vous entrerez silencieusement dans les feuilles, et que l'absolu printemps qui se prépare ouvrira son écluse, vous songerez à l'amant de la Porte Albinos qui reposera sur les claies du plaisir, ne demandant qu'à reprendre à Dieu ce que Dieu lui a pris.
La coïncidence est la voie de Dieu pour rester anonyme.
Quelle belle conception les anciens avaient de la mort : repos des bons, terreur des méchants ! La mort, c'est l'épreuve de la vertu.
L'homme n'a inventé Dieu qu'afin de pouvoir vivre sans se tuer.
Toute créature est pleine de Dieu et est un livre.
Le plus haut pouvoir est l'esprit humain. C'est de là que Dieu vient et ma croyance en Dieu est ma croyance en moi-même.
Si Dieu était élu démocratiquement par tous les fidèles, si ses revenus étaient soumis à l'impôt et s'il était tenu de prendre sa retraite à soixante cinq ans... Je deviendrais peut-être croyant.
Quel est le destin de l'homme ? Etre un homme.
La mort est un état de non-existence. Ce qui n'est pas n'existe pas. Donc la mort n'existe pas.
Quand Dieu s'est aperçu qu'il était dans la nature de l'homme d'être inconstant, il a créé les femmes en surnombre.
Quand on a remonté sa montre, est-ce du temps que l'on crée, ou l'heure de la mort qu'on nourrit ?
Je ne sais pas ce qui m'inquiète à propos de la mort : sans doute les horaires.
Si vie et mort joignent leurs doigts pour t'étrangler, Trop morte vie et mort trop vive, alors t'imposent De rejoindre en germe de fleur et grain de blé L'essentiel des choses.
Je suis comme un milieu entre Dieu et le néant.
Etre libre et seul, c'est oublier le temps présent. C'est retrouver en soi un univers à part qui vous appartient en propre et que vous n'avez livré à personne.
Seule la mort n'a pas de remède.
La mort ne vous concerne ni mort ni vif : vif parce que vous êtes ; mort parce que vous n'êtes plus.
Il n'y a que Dieu qui puisse sans danger être tout-puissant.
Les âmes sont des navires dont Dieu est le capitaine. Il leur faut de l'intrépidité pour courir les aventures qu'il leur propose.
C'est un crime public que d'agir comme si Dieu n'existait pas.
Dieu sait qu' je n'ai pas le fond méchant,je ne souhait' jamais la mort des gens ;Mais si l'on ne mourait plus,J'crèv'rais d'faim sur mon talus...J'suis un pauvre fossoyeur.
A ce grand savant, à ce diagnostiqueur infaillible parlant de sa mort avec cette assurance tranquille, il n'y avait rien à répondre que d'inutiles banalités.
Que l'on considère, par exemple, le Coran; ce méchant livre a suffi pour fonder une grande religion, satisfaire, pendant douze cent ans le besoin métaphysique de plusieurs millions d'hommes; il a donné un fondement à leur morale, leur a inspiré [...] â–º Lire la suite