Bien peu pressentaient que leur joie serait de courte durée et que, passé l'euphorie révolutionnaire, ils seraient pourchassés comme des traîtres et, pour certains, tout simplement éliminés.
Quand on n'a rien à dire, on prend le temps d'observer, et l'on écrit alors beaucoup.
Comprendra-t-on cette importance que prend pour vous toute chose si nul autre que vous ne l'a décidée, menée à bien ?
Je puis nier une chose sans me croire obligé de la salir ou de retirer aux autres le droit d'y croire.
La campagne, c'est bien pour penser à rien.
Il y en a encore ceux-là dont la patience a conduit à quelque chose de meilleur. Oui, leur confiance continue à communiquer l'espoir d'un avenir prometteur.
Tout porte à croire qu'il existe un point de l'esprit d'où la vie et la mort, le réel et l'imaginaire, le passé et l'avenir, le haut et le bas, le communicable et l'incommunicable cesseront d'être perçus contradictoirement.
On comprend assez tôt que la vie est une horrible chose dont on se serait bien passé.
Les chiens sont, en tant qu'espèce, éminemment méprisables, aussi bien pour l'écoeurante banalité de leur affection que pour leur extraordinaire faculté de caporalisation.
Les soupçons ne sont autre chose que des rides ; la première jeunesse n'en a pas.
Il n'y a pas pire châtiment, pire horreur que de transformer un instant en éternité, d'arracher l'homme au temps et à son mouvement continu.
Le passé ne sera jamais une espérance : on ne regarde pas devant soi dans un rétroviseur.
Je ne suis pas de ceux qui s'imaginent qu'ils n'ont qu'à ouvrir la bouche pour que les alouettes tombent rôties. Non, mais tout de même j'ouvre la bouche de temps en temps.
Tout le monde peut se mettre en colère. Mais il est difficile de se mettre en colère pour des motifs valables et contre qui le mérite, au moment et durant le temps voulus.
La vérité est la chose la plus précieuse que nous ayons. Economisons-la.
La violence conjugale est un rouleau compresseur qui écrase tout sur son passage : la capacité de discernement, la faculté de se révolter, le bon sens. C'est comme une maladie qui gagne chaque jour du terrain parce qu'on ne prend pas le temps de la soigner, occupé que l'on est à gérer le quotidien.
Si une personne n'a pas de rêves, elle n'a plus de raison de vivre. Rêver est nécessaire, bien que dans le rêve la réalité devrait être entrevue. Pour moi, c'est un principe de vie.
On ne sait bien que ce que l'on n'a point appris.
Quand on connaît les femmes, il faut bien avouer qu'elles ont plus de regret de n'avoir pas commis une mauvaise action profitable, que de remords de l'avoir faite.
Mais le déni de démocratie, et tous ceux qui me suivent le savent bien, ne se situe pas qu'au niveau de l'élection présidentielle: à l'Assemblée nationale, 15 à 20% d'électeurs français - les nôtres - sont privés chroniquement de représentation, [...] â–º Lire la suite
Elle n'avait plus l'insouciance de la jeunesse qui digère toutes les tragédies parce qu'elle a le temps pour elle.
La beauté est un état d'esprit qui nous permet de voir la perfection en toute chose et de nous sentir en harmonie avec le monde.
La réalité est quelque chose qu'aucun de nous ne peut supporter, à aucun moment.
Chez Ellroy il y a à la fois une violence extrême et fascinante. Mais en même temps, Ellroy arrive tout le temps à avoir une espèce de recul, qui fait qu'il y a un jugement moral sur la violence.
Si un chemin peut conduire au meilleur, il passe par un regard attentif sur le pire.
Il manque quelque chose à l'homme qui ne s'est jamais senti éperdu.
Le monde déteste le changement, c'est pourtant la seule chose qui lui a permis de progresser.
Les plus intenses moments de l'amour sont ceux qu'on passe avec quelqu'un qu'on ne revoit jamais.
Si votre femme est en train de devenir une amie, il est temps de proposer à une amie de devenir votre femme.
La volonté ne peut rien sans l'espoir. L'amour sans l'espoir devient une chose morte.
Qui s'expose au péril veut bien trouver sa perte.