La politique dans une oeuvre littéraire, c'est un coup de pistolet au milieu d'un concert.
La calomnie est en politique moins gênante que la manifestation de la vérité.
Ne croyez jamais une chose en politique aussi longtemps qu'elle n'a pas été démentie.
Pour le colonisé, tous les Européens des colonies sont des colonisateurs de fait. Et qu'ils le veuillent ou non, ils le sont par quelque côté : par leur situation économique de privilégiés, par leur appartenance au système politique de l'oppression, par leur participation à un complexe affectif négateur du colonisé.
Les rêves sont la littérature du sommeil.
La littérature est l'expression de la société, comme la parole est l'expression de l'homme.
J'ai été reçu par des ministres de la Culture qui m'ont fait visiter leurs bureaux : leur fierté s'arrêtait au mobilier.
Je définis la culture ainsi : c'est tout ce que les hommes ont imaginé pour façonner le monde, pour s'accommoder du monde et pour le rendre digne de l'homme.
Lorsque le peuple régnera dans la poésie, il sera près de régner dans la politique aussi.
Les chemins sont les artères d'un pays et la politique en est la vie...
En politique toute faute est un crime.
Dans la stratégie du coup de pied au cul, il faut toujours s'interroger sur la responsabilité des fesses.
Je suis en politique à cause du conflit entre le bien et le mal et je crois qu'à la fin, le bien triomphera.
Je ne juge pas un régime à la critique accablante de l'opposition, mais à l'éloge naïf du partisan.
Les lois de l'espace scénique sont différentes de celles de la littérature, mais l'enjeu reste toujours de faire passer le plus possible de littérature sur l'espace scénique.
La littérature ne permet pas de marcher, mais elle permet de respirer.
La culture est une victoire de l'ennui sur l'amour-propre.
La politique c'est éphémère mais une équation est éternelle.
J'ai toujours pensé qu'en politique un petit pas fait ensemble vaut mieux qu'un grand bond solitaire.
La culture est l'un des leviers les plus importants à actionner pour réhabiliter et relancer l'économie tout en produisant du sens.
C'est une stratégie exclusive. Je ne peux pas entrer dans les détails.
Je définis la culture ainsi : c'est tout ce que les hommes ont imaginé pour façonner le monde, pour s'accommoder du monde et pour le rendre digne.
Il y a deux choses insupportables dans la littérature : ce sont les récits de rêves et les relations sexuelles prolongées.
Le cinéaste pense avec les yeux et les oreilles, le peintre avec les mains. La littérature est un refuge. Elle approfondit la vision du monde.
Le discours politique vole bas, mais il n'atterrit jamais.
Une culture qui ne favorise que l'un des deux éléments - la lecture ou la boisson - ne pourra un jour ou l'autre que s'assécher ou se noyer.
Il nous vient souvent l'envie de changer notre famille naturelle contre une famille littéraire de notre choix, afin de pouvoir dire à tel auteur d'une page touchante : "frère".
On aimerait à savoir si c'est la littérature qui corrompt les moeurs ou les moeurs au contraire qui corrompent la littérature.
Il y a cette idée que nous devons décider ce que nous allons être, ou se conformer à une idée de ce que les femmes ou les hommes devraient être en référence à notre propre culture ou société.
La guerre n'est que la simple continuation de la politique par d'autres moyens.
L'admirable avantage d'être politicien c'est de toujours pouvoir se convaincre qu'en avançant soi-même on fait automatiquement progresser le peuple.