Le premier qui ayant enclos un terrain s'avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile.
Les artichauts, c'est un vrai plat de pauvres. C'est le seul plat que quand t'as fini de manger, t'en as plus dans ton assiette que quand t'as commencé !
Si ce monde est le meilleur de tous, c'est simplement parce que c'est le seul dont nous disposions à vrai dire sous nos deux pieds !
Notre société est dirigée par des fous pour des objectifs fous. Je pense que nous sommes dirigés par des maniaques à des fins maniaques et je pense que je suis susceptible d'être considéré comme fou pour exprimer cela. C'est ce qui est fou à ce sujet.
Verrou. Appareil distinctif de la civilisation et de l'évolution de la pensée.
Le vieux proverbe militaire dit vrai : nul ne va jamais plus vite que la musique. Et Woodstock précède Facebook.
Bien est donc vrai qu'aux hommes misérables, Aveugles, imprudents, inquiets, variables, Pas n'appartient de faire des souhaits, Et que peu d'entre eux sont capables De bien user des dons que le Ciel leur a faits.
J'ai tout connu et j'ai tout recu. Mais le vrai bonheur, c'est donner.
L'artiste, le vrai artiste, le vrai poète, ne doit peindre que selon qu'il voit et qu'il sent. Il doit être réellement fidèle à sa propre nature.
C'est un merveilleux dispositif narratif pour amener quelqu'un de l'extérieur et regarder à travers ses yeux si vous voulez décrire l'absurdité et la réalité absurde qui sont acceptées parmi ceux qui sont à l'intérieur.
C'est le comble de la folie que de se proposer la ruine des passions. Le beau projet que celui d'un dévot qui se tourmente comme un forcené pour ne rien désirer, ne rien aimer, ne rien sentir, et qui finirait par devenir un vrai monstre, s'il réussissait !
Au lieu de participer à une entreprise de libération effective, la psychanalyse prend part à l'oeuvre de répression bourgeoise la plus générale, celle qui a consisté à maintenir l'humanité européenne sous le joug de papa-maman.
Tout groupe organique qui se développe égoïstement pour lui-même joue le même rôle dans la société que le cancer dans le corps humain.
Votez à droite c'est soit pour préserver la société soit pour écraser l'ouvrier.
Aucune civilisation n'a duré quand elle acceptait la fracture sociale des exclus.
Aujourd'hui, un artiste doit se démerder seul face à une société qui lui est contraire.
Les dons les plus précieux de l'esprit ne résistent pas à la perte d'une parcelle d'honneur.
La réalité c'est ce qui continue d'exister lorsqu'on cesse d'y croire...
Nous assistons à une crise de l'autorité. Il faut stopper l'ensauvagement d'une certaine partie de la société et réaffirmer l'autorité de l'État. Ne rien laisser passer.
Lorsqu'on nous dit que nous sommes dans la civilisation de l'image, on commet une erreur : en fait nous sommes dans une civilisation de l'audiovisuel (ou l'audiovisible) c'est-à-dire d'une domination de l'image parlante.
Il ne peut s'agir pour nous de transformer la propriété privée, mais seulement de l'anéantir ; ni de masquer les antagonismes de classes, mais d'abolir les classes ; ni d'améliorer la société existante, mais d'en fonder une nouvelle.
Beaucoup de femmes se débattent pour avoir un vison. Grosse erreur ! Car pour avoir un vison, justement il ne faut pas se débattre.
Et puis, chose bizarre, le premier symptôme de l'amour vrai chez un jeune homme, c'est la timidité, chez une jeune fille, c'est la hardiesse.
Amitié de cour, foi de renards, et société de loups.
Le seul vrai lecteur, c'est le lecteur pensif. C'est à lui que ce livre est adressé.
On dirait que l'idée de plaisir ne flatte plus personne. Notre société paraît à la fois rassise et violente ; de toute manière : frigide.
Il faut rendre à l'être humain, standardisé par la vie moderne, sa personnalité... Nous devons briser les cadres de l'école, de l'usine, et du bureau, et rejeter les principes même de la civilisation technologique.
Toute tentative invraisemblable, à condition d'être entreprise avec un minimum de sens commun et sur une échelle modeste, possède une sorte de droit divin à un hasard heureux répété à une cadence régulière.
Aucun progrès ne peut être acquis par une société sans passer la souffrance, et c'est là le matérialiste est désarmé.
Le vrai roman, c'est celui dont la signification dépasse l'anecdote, la transcende, fonde une vérité humaine profonde, une morale ou une métaphysique.
- Ça te tient énormément à coeur pas vrai ? - De quoi ? - La vie. Seulement toi tu vis la tienne plus à fond que les autres. Tu patauges dedans, tu t'y vautres, genre tu veux pas en perdre une miette.