L'oeil ne voit pas ce qui le crève.
C'est toujours triste de regarder d'un oeil nouveau des choses sur lesquelles vous avez vous-même épuisé vos propres capacités de jugement.
Ce que l'esprit voit le coeur le ressent.
La femme ne voit jamais ce qu'on fait pour elle ; elle ne voit que ce qu'on ne fait pas.
La vie c'est comme une carrière de marbre. On y va, persuadé d'y trouver des pierres merveilleuses. On n'y voit que des débris inutilisables. C'est pourtant là que s'élaborent les palais et les cathédrales.
On juge les filles honnêtes dès qu'on les voit instruites dans l'art de se taire et de mentir.
Les injures sont le seul recours d'un ingrat qui se voit confondu.
Répondre à l'agression par l'agression, oeil pour oeil, dent pour dent, n'a pour résultat que de multiplier le mal, et pis, de le légitimer.
Le polytechnicien qui coupe les pattes d'une sauterelle, lui dit : "Saute !", et ne la voit pas sauter, en conclut qu'elle est devenue sourde.
Avoir la foi, c'est monter la première marche, même quand on ne voit pas tout l'escalier.
L'amour est comme une guerre de tranchée : on ne voit pas l'ennemi, mais on sait qu'il est là et qu'il vaut mieux ne pas sortir la tête.
C'est très bien de copier ce que l'on voit ; c'est beaucoup mieux de dessiner ce que l'on ne voit plus que dans sa mémoire.
Quand je clame mon envie de rester en France alors qu'on me voit partir sur les tournages du Scorsese et du Clooney, je suis sûr que certains pensent que c'est de la démagogie.
L'amour est visionnaire. Il voit la divine perfection de l'être aimé au delà des apparences auxquelles le regard des autres s'arrête.
La beauté d'une femme n'est pas dans les vêtements qu'elle porte, la figure qu'elle affiche ou la manière dont elle se coiffe les cheveux. La beauté d'une femme se voit dans ses yeux car ils sont la porte de son coeur, l'endroit où réside son amour.
Croyez-le, le véritable amour est éternel, infini, toujours semblable à lui-même ; il est égal et pur, sans démonstrations violentes ; il se voit en cheveux blancs, toujours jeune de coeur.
Le fait d'accepter d'être sous surveillance permanente montre qu'une nouvelle conception de l'identité voit le jour.
Tout a sa beauté mais tout le monde ne la voit pas. Pour la voir, il suffit d'imaginer à quel point cela pourrait être pire.
Il n'y a pas de problèmes ; il n'y a que des solutions. L'esprit de l'homme invente ensuite le problème. Il voit des problèmes partout.
La guerre civile, c'est exactement ça : le triomphe des salauds. On les voit sortir de partout. On s'étonne même qu'il y en ait autant et qu'on ne les remarque pas plus d'habitude.
Qui remue le passé perd un oeil ; qui l'oublie perd les deux.
Voir quelqu'un ne pas voir, c'est la meilleure façon de voir intensément ce qu'il ne voit pas.
On croit que l'homme est libre... On ne voit pas la corde qui le rattache au puits, qui le rattache, comme un cordon ombilical, au ventre de la terre.
Quand ses amis sont borgnes, il les regarde de profil : côté oeil crevé.
Finalement, l'issue ultime d'une guerre tout entière ne peut jamais être conçue comme un absolu ; souvent l'État vaincu y voit plutôt un mal temporaire, auquel les circonstances politiques de l'avenir pourront remédier.
Le mot frontière est un mot borgne L'homme a deux yeux pour voir le monde.
La littérature doit dépasser le bout de la rue, montrer ce qu'une caméra ne voit pas, illuminer les coins obscurs de la vie, de la réalité, insinuer des doutes dans la tête des gens.
Le bonheur, on vit dedans. On ne le voit jamais venir.
Il n'y a aucun plaisir à tromper un mari qui ne voit jamais rien.
On court le risque du dégoût quand on voit comment se préparent l'administration, la justice et la cuisine.
Cette fin de siècle du cinéma, voit l'avènement des films où les idées donnent la main au ludique.