L'écriture, toute écriture, reste une audace et un courage. Et représente un énorme travail.
Quoi que l'homme entreprenne et fasse, l'individu ne se suffit pas, la société reste le suprême besoin de tout homme de valeur.
C'est la littérature qui permet à l'être humain de conserver sa conscience d'homme.
Ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve.
Une culture qui ne favorise que l'un des deux éléments - la lecture ou la boisson - ne pourra un jour ou l'autre que s'assécher ou se noyer.
Ces hangars où sont entassées des milliers de bêtes privées de toute considération et qui n'ont pour seule perspective que l'élimination physique à très court terme sont-ils semblables à des camps de la mort nazis ? L'analogie peut choquer. Elle [...] â–º Lire la suite
Une vie sans lecture est une vie que l'on ne quitte jamais, une vie entassée, étouffée de tout ce qu'elle retient.
La constance est une qualité noble, mais non guidée par la connaissance ou l'humilité, elle devient témérité ou obstination.
La connaissance donne le pouvoir, mais la force de caractère entraîne le respect.
Qui cherche un ami sans défaut reste sans ami.
Lorsque la richesse est perdue, rien n'est perdu ; quand la santé est perdue, quelque chose est perdu ; quand le caractère est perdu, tout est perdu.
On détrousse au coin des lois plus sûrement qu'au coin des bois.
Le talent se développe dans la retraite ; le caractère se forme dans le tumulte du monde.
Si l'on appelle écrivain un homme qui écrit, on appelle aujourd'hui jeune écrivain un homme qui a l'intention d'écrire.
Quand je m'ennuie, j'aime bien prendre ma voiture, aller en ville et me garer. Je reste alors assis au volant et je compte le nombre de personnes qui me demandent si je m'en vais.
Le pouvoir, sans le consentement de ceux sur lesquels il est exercé, est une duperie qui jamais ne dure longtemps, un équilibre éminemment fragile entre la peur et la révolte, et qui se rompt d'un coup quand suffisamment d'hommes prennent ensemble conscience de partager le même état d'esprit.
Il est stupide de vouloir exprimer dans un coin de rue toute la synthèse des émotions qu'un pays vous fait éprouver...
Venise pourrit : on a enlevé les fleurs, il reste l'eau.
Le fait reste que, même pour les moins gourmets, les moins gourmands ou les moins goinfres, vivre ensemble, c'est en partie manger ensemble.
La preuve que l'homme descend du singe, c'est que, lorsqu'il se sent perdu, il se raccroche à toutes les branches.
Je reste convaincu que le plus bel hommage qu'on puisse rendre à Charlie, c'est de continuer le boulot. Parce que rire, se moquer, c'est résister, c'est vivre.
C'est de nos esprits, pas de nos gènes, qu'est issu notre refus de la loi de la nature. Cela a été notre choix, non pas un élan instinctif, qui nous a amené à remplacer la sélection naturelle par la moralité. [...] â–º Lire la suite
La dépression frappe au hasard : c'est une maladie, pas un état d'âme.
La lecture est au seuil de la vie spirituelle ; elle peut nous y introduire : elle ne la constitue pas.
Toute littérature dérive du péché.
Faire l'expérience de Dieu reste toujours à la portée de chaque homme.
La nature influe sur notre humeur et peut-être même notre caractère d'une manière subtile dont nous sommes plus ou moins conscients.
La publicité reste l'art de vendre quelque chose au client de la maison de publicité.
Le pouvoir reste du côté où il a toujours été : l'homme.
La lecture a été quelque chose de magique pour moi. Il faut une vraie magie pour envisager un autre monde et essayer de le comprendre. Et une fois qu'on l'a compris, le changer.
On ne travaille désormais dans chaque mandat que trois ans et demi, le reste du temps étant consacré soit à l'apprentissage du pouvoir, soit à la préparation de la nouvelle élection.