La personnalité des grands hommes est faite de leurs incompréhensions.
Le hasard, voyez-vous, ne sert que les hommes forts et c'est ce qui indigne les sots.
La plupart des hommes ont de la poésie une idée si vague que ce vague même de leur idée est pour eux la définition de la poésie.
On avait envie de lui dire, comme une mère à un enfant qui se gratte la tête : "Veux-tu bien laisser ta conscience tranquille !".
Pourquoi trouvons-nous la nature toujours belle ? Parce qu'elle est la seule à rester jeune avec nos coeurs.
C'est bien connu, les bourgeois ont toujours eu la conscience étroite. Ils s'accommodent de la morale individuelle conventionnelle pour mieux refuser la morale sociale et politique.
Les femmes ne sont pas sentimentales, quelque chose d'aussi indiscutable que le sol sous leurs pieds est là qui les attache.
Les hommes ne sont-ils pas les propres artisans de leur servitude en s'imposant toute une bureaucratie qu'ils appellent du nom abusif de gouvernement.
J'en suis sûre, les artistes respirent le monde par leurs paumes...
Rien n'est étranger. On est arbre, fleuve, multiple au familier mystère. Puis peu à peu la pluie s'apaise. Il y a une lumière de cristal. Le corps bouge et le temps se décompte. On est réalité revenue au visible.
Depuis l'aube de la conscience jusqu'au milieu de notre siècle, l'homme a dû vivre avec la perspective de sa mort en tant qu'individu ; depuis Hiroshima, l'humanité doit vivre avec la perspective de son extinction en tant qu'espèce biologique.
Mais on ne peut pas forcer les gens à écouter. Il faut qu'ils changent d'avis à leur heure, quand ils se demanderont ce qui s'est passé et pourquoi le monde a explosé sous leurs pieds.
Les grands hommes se passionnent pour les petites choses, quand les grandes viennent à leur manquer.
Les passions détruisent plus de préjugés que la philosophie. Et comment le mensonge leurs résisterait-il ? Elles ébranlent quelquefois la vérité.
Les hommes sont libres dans la mesure où ils forgent eux-mêmes leurs propres opinions.
Les hommes naissent libres et égaux en droits. Seulement, par la suite, il y en a qui se marient.
Les gestes symboliques, ça donne bonne conscience mais ça n'est nourrissant pour personne.
L'homme ne peut pas plus séparer la vieillesse de l'avarice qu'il ne peut chasser l'amour d'un corps jeune et vigoureux.
Quand celui qui jeûne boit ou mange par mégarde, qu'il poursuive son jeûne. C'est Dieu qui l'a nourri et qui lui a donné à boire.
Cette jeune génération a beaucoup de choses à nous apprendre, elle a une fraîcheur, une sorte d'enfance à laquelle je suis très sensible.
La conscience est cette voix intérieure qui nous avertit qu'il y a peut-être quelqu'un en train de nous regarder.
Le coeur donne la direction ; le cerveau la solution et le corps la concrétisation.
Il est étonnant de voir que les gens passent plus de temps à préparer leurs prochaines vacances que leur avenir.
L'école devrait toujours avoir pour but de donner à ses élèves une personnalité harmonieuse, et non de les former en spécialiste.
La réalité se mesure à l'épreuve des faits et rend les hommes plus impitoyables.
Imite le moins possible les hommes dans leur énigmatique maladie de faire des noeuds.
Nos enfant, on leur en met trop dans la tête et pas assez dans le corps. Mais ils souffrent, ils étouffent. Voyez comme ils déchirent leurs jeans, se font des piercings, des tatouages : leur corps ne s'exprime pas assez.
Un amant ne donne pas seulement la vie à tout, il fait aussi oublier la vie : le mari ne donne la vie à rien.
Ah ! Triste sort des hommes : leur bonheur est pareil à un croquis léger : vient le malheur, trois coups d'éponge humide, c'est en fait du dessin.
Je ne pense pas que les gens aient besoin aujourd'hui de tirer leur sécurité de leurs possessions.
Les hommes gagnent des diplômes et perdent leur instinct.