L'automne est une saison sage et de bon conseil.
Un peuple éclairé confie ses intérêts à des hommes instruits, mais un peuple ignorant devient nécessairement la dupe des fourbes qui, soit qu'ils le flattent, soit qu'ils l'oppriment, le rendent l'instrument de leurs projets et la victime de leurs intérêts personnels.
Comment se fait-il que le sage soit devant nous sur son âne, et nous loin derrière sur nos pur-sang ?
Le sage sait avoir peur quand il le faut.
Ecrire c'est traverser une saison qui n'est sur aucun calendrier.
Il serait sage de ne pas aimer les femmes que l'on possède et de ne pas posséder les femmes que l'on aime.
Le rapport entre la terre, le territoire et la terreur a changé, et il faut savoir que cela tient au savoir, c'est-à-dire à la techno-science. C'est la techno-science qui brouille la distinction entre guerre et terrorisme. A cet égard, comparé [...] ► Lire la suite
La pensée est difficile à découvrir, très-adroite, courant où il lui plaît. Que le sage la surveille ; surveillée, elle procure le bonheur.
Un mot au sage n'est pas nécessaire - ce sont les stupides qui ont besoin de conseils.
Le sage se réfugie dans les livres des Anciens et n'y apprend que de froides abstractions ; le fou, en abordant les réalités et les périls, acquiert à mon avis le vrai bon sens.
À chaque saison qui commence, c'est comme si je repartais de zéro.
Brûlons la chandelle par les deux bouts. Elle peut bien fondre et brûler vite, pourvu qu'elle éclaire bien.
Les textes saints se sont trompés : il est bon - il est même excellent - que l'homme soit seul, mais il n'est pas assez sage pour chercher son vrai bonheur.
Quand le peuple est plus éclairé que le trône, il est bien près d'une révolution.
La sagesse qu'un sage cherche à communiquer à toujours un air de folie.
Le sage qui s'est porté au-dessus de lui-mêmeRepose quand il court, agit quand il contemple.
Ce qui éclaire l'existence, c'est l'espérance.
Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami ; Mieux vaudrait un sage ennemi.
Les poètes doivent être la grande étude du philosophe qui veut connaître l'homme.
Une maladie est pour un philosophe une école de physique.
Le sage ne s'afflige pas de ce que les hommes ne le connaissent pas ; il s'afflige de ne pas connaître les hommes.
Celui qui connaît la destinée des choses qu'il entreprend dès leur début est un sage ou un sot. Mais qu'il soit l'un ou l'autre, il sera malheureux car il aura planté sa dague dans le coeur de la vie.
Ce que le fou réserve pour la fin, le sage le place en tête.
Il est sage de verser sur le rouage de l'amitié l'huile de la politesse délicate.
De même qu'un roc massif n'est pas ébranlé par la tempête, ainsi le sage n'est pas agité par le blâme ou la louange.
La science nous éclaire et nous aveugle.
Des événements n'ont survécu que par la volonté d'un seul ou de quelques-uns de les rendre historiques. Qui connaîtrait Socrate sans Platon ?
Le sage et l'insensé sont formés de la même matière.
Que de tout inconnu le sage se méfie !
Un bon pilote doit s'accommoder au changement des vents : et un sage à la fortune.
Ce n'est pas être sage qu'être plus sage qu'il ne faut.