Sectaire, ça commence comme sécateur, ça coupe. Ca coupe des parents, ça coupe des amis, ça coupe du monde professionnel, ça coupe du monde tout court.
De nos jours, l'homme du monde est celui qui a assez d'argent pour faire ce que feraient tous les sots, s'ils en avaient les moyens : c'est-à-dire consommer sans produire.
Vous réfléchissez à ce que le monde vous rappelle.
Un ami qui vous connaît depuis que vous avez quatre ans vous connaît vraiment, tandis que vos parents croient seulement vous connaître.
Tout bon acte est charité. La vraie richesse d'un homme dans l'au-delà est le bien qu'il fait dans ce monde à ses semblables.
A partir de maintenant nous vivons dans un monde où l'homme a marché sur la Lune. Ce n'est pas un miracle; nous avons juste décidé d'y aller.
On va chercher dans les sectes un peu de cette chaleur que produisent les inquiétudes et les désarrois partagés dans un monde gagné par le froid de l'indifférence.
Le monde souffre de ne pas avoir assez de mendiants pour rappeler aux hommes la douceur d'un geste fraternel.
Toute création authentique est un cadeau pour le futur.
Dans une société hédoniste aussi superficielle que la nôtre, les citoyens du monde entier ne s'intéressent qu'à une chose : la fête. (Le sexe et le fric étant, implicitement, inclus là-dedans : le fric permet la fête qui permet le sexe.)
L'irréalité du monde est dans sa foudroyante réalité.
Chacun se dit ami ; mais fol qui s'y repose : Rien n'est plus commun que ce nom, Rien n'est plus rare que la chose.
Si tous tiraient dans la même direction, le monde basculerait.
Un monde qui ne pourrait s'émouvoir de sa beauté serait bien près de la faillite.
- Tu vois la route là ? - Oui ? - Tu marches tout droit pendant 2 heures sans te retourner ! - Ah ! Et ça va me faire quoi ? - Des vacances pour tout le monde !
Il lui faut se maintenir constamment en état de saisir que ce sont les rapports sociaux qui constituent le monde de l'activité humaine, la praxis, avec ses limites. Il s'agit de comprendre que ce monde a toujours des limites qui sont les limites de la pensée.
Le monde entier n'est-il pas une vaste maison close dont on a perdu les registres ?
Celui qui riposte court toujours le danger de s'abaisser au niveau de ceux qui s'en prennent à lui, et à ce moment-là, il se salit avec eux. Il ne lui est pas interdit de riposter, mais à condition d'être capable de se maintenir très haut.
Si retranchée soit notre vie, perdue sur les hauteurs brûlées de vent, elle n'est jamais si proche que dans une poignée de visages aimés, que dans cette pensée qui va vers eux, dans ce souffle d'eux à nous, de nous à eux.
Je pense que dans l'amitié, vous voulez être là pour votre ami et parfois vous ne savez pas quoi faire ou la relation que vous entretenez avec eux n'est pas assez claire pour que vous sachiez quoi faire.
Désir. C'est que les hommes traînent en venant au monde et remportent en mourant. C'est pourquoi ils ne sont jamais contents.
Nous sommes le seul pays au monde à détruire ses anciens bâtiments. Trop tard, nous réalisons à quel point nous en avons besoin.
L'Europe deviendra-t-elle ce qu'elle est en réalité, c'est-à-dire : un petit cap du continent asiatique ?
Si tout le monde savait ce que tout le monde dit de tout le monde, personne ne parlerait à personne.
Les travailleurs du monde s'unissent ; vous n'avez rien à perdre que vos chaînes.
Il faut de la générosité pour découvrir le tout à travers les autres. Si vous réalisez que vous n'êtes qu'un violon, vous pouvez vous ouvrir sur le monde en jouant votre rôle dans le concert.
La seule chose au monde qu'une femme doit faire pour être considérée charmante par les hommes est d'écouter lorsque ils parlent.
Oser vivre, c'est oser mourir à chaque instant mais c'est oser également naître, c'est-à-dire franchir de grandes étapes dans l'existence où celui que nous avons été meurt pour faire place à un autre, avec une vision du monde renouvelée...
Ce que vous appelez passion n'est pas une force spirituelle, mais une friction entre l'âme et le monde extérieur.
Nous ne sommes pas devenus le pays le plus prospère du monde simplement en récompensant la cupidité et l'insouciance. Nous ne sommes pas allés aussi loin en laissant libre cours aux intérêts particuliers. Nous ne l'avons pas fait simplement en [...] ► Lire la suite
Peut-être la bicyclette, dans ce monde de machines, était-elle à nos yeux une héritière du cheval ?