La littérature, la lecture sont parfois des trousses de secours.
Le théâtre est simplement fait pour essayer d'être un tout petit peu plus intelligent, d'aimer, de comprendre mieux le monde.
La plupart des hommes ont de la poésie une idée si vague que ce vague même de leur idée est pour eux la définition de la poésie.
Rien ne vaut d'être dit en poésie que l'indicible, c'est pourquoi l'on compte beaucoup sur ce qui se passe entre les lignes.
Cette nuit me plaisait. Les choses grandissent la nuit, mon imagination ouvre ses portes, les idées préconçues s'évanouissent. On cherche parfois le paradis aux mauvais endroits. Alors qu'on l'a à ses pieds. Ou dans son lit.
Le langage populaire, avec son radotage obsessionnel, sa pauvreté de vocabulaire, sa manie fastidieuse d'énumérer des détails superflus, sa dépendance du concret, voilà d'où surgit soudain la poésie sans crier gare.
On aura beau informatiser, normaliser; chaque bibliothèque conservera son odeur spécifique, sa stratégie, ses sésames et ses secrets.
Le lecteur de la poésie n'analyse pas, il fait le serment de l'auteur, son proche, de demeurer dans l'intense.
J'aime le chaud-froid, le sucre-sel, être capable de jouer des choses exagérées et dramatiques - dans le même film. Tout comme dans ma vie, je peux être très drôle et parfois presque éteint.
Un cimetière, c'est un théâtre Dans les rangées écoutez battre Le coeur gros de l'éternité.
Il suffit parfois d'un mot, d'un regard, pour éviter l'irréparable. Ou le provoquer.
La lingerie est le théâtre de notre intimité.
La valeur d'une chose réside parfois non dans ce qu'on en tire mais dans ce qu'on paie pour elle, dans ce qu'elle nous coûte.
On se fait rarement rire seul parce qu'on se surprend difficilement soi-même.
Si l'esprit est la lumière qui éclaire le monde, le coeur est le feu qui les soutient : si la raison parfois s'égare, c'est le coeur qui la ramène.
J'ai trois vies : actrice, mannequin, productrice. Parfois je me rends compte qu'il y a une quatrième vie, qui est un peu négligée, qui vit un peu.
La femme nous pardonne rarement d'être jaloux ; jamais de ne l'être pas.
Coeur et raison se valent parfois Le coeur a ses raisons Et la raison a coeur de lui forcer le pas.
La littérature ne s'apprend pas. On rencontre simplement, en ce domaine, des gens ou des livres qui, brusquement, vous disent, vous montrent ce que vous avez besoin d'entendre ou de voir.
Le rêve se lève souvent et marche sur ma tête comme un elfe, un tout petit elfe qui me dérange mais m'amuse aussi. Combien de rêves ai-je faits ! J'y ai vu quelquefois une lueur magique, il s'agissait parfois de [...] ► Lire la suite
Si les hommes sans valeur sont parfois à la tête des affaires, c'est, je crois, parce que les hommes sans valeur sont à la queue et au milieu.
L'éclat de la poésie se révèle hors des moments qu'elle atteint dans un désordre de mort.
Il est parfois dans la vie de ces rencontres bizarres qui décident de vous comme une main détermine les mouvements d'un pantin.
Montesquieu affirme n'avoir jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé. Moi, c'est la promenade. Au siècle dernier, on conseillait aux mélancoliques et aux amants déçus de voyager ; la promenade est un court voyage. Le déprimé est [...] ► Lire la suite
La poésie est cette démarche qui par le mot, l'image, le mythe, l'amour et l'humour m'installe au coeur vivant de moi-même et du monde.
Prolixe par essence, la littérature vit de la pléthore des vocables, du cancer du mot.
Quand elle est dépourvue de flamme, la vérité est philosophie ; elle devient poésie quand elle emprunte sa flamme au coeur.
Je ne cesse de me remémorer un des enseignements de mon gourou à propos du bonheur. Elle dit que les gens, universellement, ont tendance à penser que le bonheur est un coup de chance, un état qui leur tombera peut [...] ► Lire la suite
Le théâtre est une tribune.
La philosophie ne s'apprend pas ; la philosophie est la réunion des sciences acquises au génie qui les applique.
Ma philosophie ne m'a rien rapporté, mais elle m'a beaucoup épargné.