Bohème, on ne l'est que par privation ou négligence. Bourgeois, on ne le devient que par goût.
Ce n'est pas en mangeant que l'on devient forgeron. Même si on ne veut pas devenir forgeron.
La vie, les sensations ne sont que d'infimes papillons, qu'effluves. Pourquoi ce moment ? Parce qu'il est là, bien présent et exigeant.
L'Homme devient vraiment lui-même quand le corps et l'âme se trouvent en profonde unité ; Le défi de l'Eros est vraiment surmonté lorsque cette unification est réussie.
On ne devient pas athée par souhait.
L'existence humaine ne devient une véritable souffrance, un enfer que lorsque deux époques, deux cultures, deux religions interfèrent l'une avec l'autre.
Dans une communauté d'intérêts, il y a danger dès qu'un membre devient trop puissant.
Les individus sont le produit d'une histoire, celle de l'espèce.
On mettait ses impairs sur le compte d'un manque d'éducation ou d'un bon-garçonnisme un peu bohème inhérent à son métier de comédien.
C'est l'incertitude qui nous charme. Tout devient merveilleux dans la brume.
L'histoire de l'humanité devient de plus en plus une course entre l'éducation et la catastrophe.
Vous faites votre travail en tant que photographe et tout devient passé.
En Angleterre, c'est facile de savoir si l'été est enfin là : la pluie devient plus chaude.
On utilise le pouvoir en le tenant avec légèreté. Si on le serre trop fort, on est pris par lui, on en devient la victime.
La passé nous pétrit et nous domine. Le présent est comme le fil de l'épée sur lequel il est impossible de tenir debout, et l'avenir n'intéresse que les impuissants.
Chacun admire le passé, regrette le présent et tremble pour l'avenir.
Si tout le monde devient seigneur, qui fera tourner notre moulin ?
L'apprentissage de la modération devient plus aisé quand on sait que la mort viendra au moindre abus.
Quand une maison devient pauvre, on reconnaît le fils respectueux ; quand il y a des troubles dans l'empire, on reconnaît le sujet fidèle.
L'état moderne, quelle qu'en soit la forme, est une machine essentiellement capitaliste. Plus il fait passer de forces productives dans sa propriété et plus il devient réellement capitaliste collectif, plus il exploite de citoyens. Les travailleurs restent des salariés, des prolétaires. Loin d'être supprimé, le système capitaliste est au contraire porté à son paroxysme.
On devient un vieux con très vite, en fait ; on s'en aperçoit quand on renonce à courir après les conneries des jeunes. Et qu'on se dit « à quoi bon ?
Les bourgeois honnêtes ne comprennent pas qu'on puisse être honnête autrement qu'eux.
Si vous avez trop d'argent, peu importe ce que vous achetez, mangez ou buvez. Finalement, tout devient ennuyeux.
On dit que la joie n'est pas de recevoir, mais de donner... Alors quand il n'y a plus de joie, quand donner devient un fardeau, on arrête tout... Mais quand on est comme la plupart des gens que je connais, on donne jusqu'à en avoir mal... On donne, on donne et on donne...
L'amitié est impossible entre femme et homme : s'il est plus qu'un ami, elle devient moins qu'une amie.
Beaulieu était le produit de soixante années de pédantisme officiel, le plus propre à déprimer l'intelligence et le caractère.
L'écologie à présent est une activité industrielle comme une autre, un débouché commercial florissant.
Je ne désire rien du passé. Je ne compte plus sur l'avenir. Le présent me suffit. Je suis un homme heureux, car j'ai renoncé au bonheur.
La répétition ardente des amours ne produit jamais l'amour.
Le passé appartient aux ancêtres, l'avenir appartient à Dieu, seul le présent t'appartient.
Le présent serait plein de tous les avenirs, si le passé n'y projetait déjà une histoire.