Les prévisions peuvent vous en apprendre beaucoup sur le prévisionniste ; elles ne vous disent rien sur l'avenir.
Ceux qui disent que la religion n'a rien à voir avec la politique ne savent pas ce qu'est la religion.
Dégonflé, avec ses lunettes, tout ce qu'il croyait prêt à être dit s'évaporait, à présent qu'il voulait le formuler. Ce qui avait empli ses journées de réalité se réduisait à rien devant l'ultimatum du dire.
Tout posséder, parfois, c'est ne rien posséder.
On n'a plus de mal à ne rien faire qu'à travailler.
Si seulement nous connaissions ce qui est à notre portée ! Nous n'avons rien à voir avec ce qui nous dépasse.
N'attendez pas de chute à cette histoire, il n'y en a pas. Il est mort et plus rien n'a de sens pour moi. J'envisage l'avenir comme une éternité de souffrances et d'ennui. Ma lâcheté m'empêche de mettre fin à mes [...] ► Lire la suite
La fin d'une vie n'est rien à côté de la fin de l'amour.
Je ne désire rien du passé. Je ne compte plus sur l'avenir. Le présent me suffit. Je suis un homme heureux, car j'ai renoncé au bonheur.
Dans l'art, rien n'est mineur par définition. Il y a le bon et le moins bon. Il en est ainsi de tous les arts.
Celui qui ne peut pas vivre en société, ou qui n'a besoin de rien parce qu'il se suffit à lui-même, ne fait point partie de l'Etat ; c'est une brute ou un dieu.
Malheureusement que l'temps nous abîme, rien n'vaut l'amitié qui créée l'indépendance de penser si c'n'est les voyages de dissidents quand l'soleil commence à manquer.
Il ne suffit pas de se mettre une plume dans le cul pour ressembler à un coq.
Il n'y a rien de si timide qu'une mauvaise conscience.
Même quand on ne fait qu'y vivre, il n'arrive jamais rien d'autre avec la nuit que ce qui meurt en soi.
Il n'y a absolument rien à croire mais tout à voir.
La dernière chose au monde que je souhaite est de me mettre en avant ; mais je n'ai rien contre le fait d'être remarqué.
Les vrais artistes ne méprisent rien ; ils s'obligent à comprendre au lieu de juger.
Ce que l'individu perçoit comme une liberté n'est rien de plus qu'une nécessité du point de vue collectif.
Il faut petit à petit apprendre à dire les choses comme si tout allait de soi. C'est d'ailleurs le secret pour paraître posséder un quelconque talent en tant qu'écrivain...
Il suffit parfois de 20 secondes de courage insensé.
Il n'est rien qui ne s'arrange par la pratique du non-agir.
Nous sommes tous plus ou moins amochés, il faut apprendre à se panser soi-même.
Un concept est une invention à laquelle rien ne correspond exactement, mais à laquelle nombre de choses ressemblent.
Le tragique de la destinée humaine ne vient-il pas de ce que l'homme comprend qu'il en connaît assez pour savoir qu'il ne connaît rien de sa destinée, et qu'il n'en connaîtra jamais suffisamment pour savoir s'il y aura autre chose à connaître.
De la poésie, je dirai maintenant qu'elle est, je crois, le sacrifice où les mots sont victimes. Les mots, nous les utilisons, nous faisons d'eux les instruments d'actes utiles. Nous n'aurions rien d'humain si le langage en nous devait être en entier servile.
L'espoir c'est penser que les choses peuvent s'arranger en sachant très bien que l'on ne peut rien changer.
Il suffit d'un seul homme pour en déranger un autre, pour lui faire douter de ce qu'il est et de ce qu'il vaut.
Tout est dans un flux continuel sur la terre. Rien n'y garde une forme constante et arrêtée, et nos affections qui s'attachent aux choses extérieures passent et changent nécessairement comme elles.
Il n'y a pas le pouvoir. Il y a l'abus de pouvoir, rien d'autre.
Une des choses remarquables de la vie, c'est que rien ne va jamais tout-à-fait mal. Tout peut toujours empirer.