Métier d'auteur est métier d'oseur.
La chose la plus importante à toute la vie est le choix du métier : le hasard en dispose.
Le proverbe empirique qui dit : "C'est en forgeant qu'on devient forgeron" est un proverbe de vérité, car il est plutôt rare, en effet, qu'en forgeant, un forgeron devienne petit télégraphiste ou mannequin de haute-couture.
Le métier d'actrice est éphémère ; la seule chose qui le rende respectable, c'est de servir son âme.
Noircir du papier et rapporter ce que font ou accomplissent les autres. Le métier de journaliste, c'est cela en somme.
Autrefois, les écrivains dénués de métier voulaient passer pour en avoir ; aujourd'hui ceux qui en sont farcis veulent nous faire croire qu'ils ne savent même pas ce que c'est. Tel est le progrès.
Au diable les historiens. Collectionner les catastrophes, quel métier !
Le plus bel hommage que nous puissions rendre à un auteur n'est pas de rester attachés à la lecture de ses pages, mais plutôt de cesser inconsciemment de lire, de reposer le livre, de le méditer et de voir au-delà de ses intentions avec des yeux neufs.
La grandeur d'un métier est avant tout d'unir les hommes ; il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des relations humaines.
Spero Speroni explique admirablement comment un auteur qui écrit très clairement pour lui-même est souvent obscur pour ses lecteurs. " C'est, dit-il, parce que l'auteur va de la pensée à l'expression, et le lecteur de l'expression à la pensée."
La vocation, c'est avoir pour métier sa passion.
Le métier des lettres est tout de même le seul où l'on puisse sans ridicule ne pas gagner d'argent.
Le cinéma est un métier d'artisan, un métier qui s'apprend.
L'enseignement n'est pas un métier c'est un gagne-pain ingrat même pour un homme.
Le public humain est le véritable auteur du langage, comme son vrai conservateur.
Qu'un auteur ait quelque chose à dire, et qu'il le dise sincèrement, ne suffit pas à justifier la naissance d'une oeuvre dramatique : ce qui la justifie, c'est que le public ait quelque chose à entendre.
Ce métier est pour moi une religion. Une religion d'amour.
Le meilleur métier du monde, c'est quand même révolutionnaire !
Les hommes entrent dans la vie et en sortent comme la navette passe et repasse sur le métier à tisser.
Tout métier utile au public n'est-il pas honnête ?
Je suis Breton, moi, et le métier de bistrot n'était pas pour me déplaire.
J'ai la chance de faire un métier qui est un formidable exutoire.
Un auteur a une fonction sociale qui consiste à aller voir des libraires, à participer à des animations culturelles, à se rendre dans des écooles.
J'ai réalisé qu'un auteur ne pouvait pas être producteur.
Une lettre anonyme n'est acceptable que quand son auteur n'est effectivement personne.
Le métier vient tout seul, malgré soi, avec l'exercice, et d'autant plus facilement qu'on pense à autre chose que le métier.
Le paysan creuse des canaux dans les champs, l'armurier façonne la flèche, le charpentier courbe le bois, mais le sage se perfectionne lui-même.
Tout auteur dramatique digne de ce nom nous met sous le nez l'horreur et la grâce d'exister.
J'aimais mon métier d'actrice. Mais je n'ai jamais vraiment aimé mon rôle de star de cinéma.
Le X, c'est le seul métier où l'on peut avoir un orgasme sur son lieu de travail.
Je fais ce métier en m'amusant, sans y croire beaucoup. Ça ne fait pas chic de dire ça, mais le cinéma, c'est quand même un jeu de petit garçon.