Tu n'avais pas eu besoin des sciences cognitives pour savoir que sans intuitions ni affects il n'y a ni intelligence ni sens.
Ne cesse pas, voix dansante, parole De toujours murmurée, âme des mots Qui colore et dissipe les choses Les soirs d'été où il n'est plus de nuit.
L'effort humain n'a pas de savoir-vivre l'effort humain n'a pas l'âge de raison l'effort humain a l'âge des casernes l'âge des bagnes et des prisons l'âge des églises et des usines l'âge des canons.
Un hasard n'est rien pour une âme froide ou distraite ; il est un signe divin pour une âme obsédée.
La lucidité complète, c'est le néant.
L'amour, était-ce cette illusion sacrée que l'on désire voir périr avec soi, douce et belle, dans la sécheresse infinie de notre âme ?
Le plus court chemin d'un point à un autre est exactement le même en sens inverse.
Parcelle de Dieu, chaque âme dispose d'une lumière inextinguible, comparable seulement à celle des étoiles.
La vie et l'art avaient un beau parallèle, dans le sens de se rencontrer en tant qu'étrangers séparés en prison qui ont besoin de travailler ensemble, d'apprendre à se connaître.
Provoquer, au sens artistique du terme, oblige à ouvrir les yeux, à casser le monde dans lequel on vit pour réfléchir.
La vraie valeur d'un homme se détermine en examinant dans quelle mesure et dans quel sens il est parvenu à se libérer du moi.
Au théâtre, tout bruit qu'il entend est interprété par l'auteur dans un sens favorable. Et même quand il n'entend rien, il est satisfait.
Le rite renvoie au sacré. Si vous désacralisez la nation, le rite républicain devient insignifiant au sens propre.
La peur est une force beaucoup plus dominante dans le comportement humain que l'euphorie - je ne m'y attendais pas, je ne l'aurais jamais pensé avant, mais elle apparaît dans les données de tant de façons.
- Mais au sens figuré dieu aime la violence, vous comprenez cela n'est-ce pas ? - Non. Non je ne comprends pas. - Pourquoi y en aurait-il autant sinon ? Elle est en nous. Elle vient de nous. Elle est encore plus [...] â–º Lire la suite
La crédulité est un des plus grands défauts que l'esprit humain puisse avoir.
L'intérieur de l'être humain n'est pas seulement un organisme qui travail pour nous garder en vie, c'est tout un monde plein d'histoires, de souvenirs, de joies, de peines où la raison et la passion forment un humain équilibré, bien organisé ou un humain détruit qui ne cesse de se rabaisser.
Quand je fais du bien, je me sens bien. Quand je fais du mal, je me sens mal. Voilà ma religion.
Pour l'instant le monde humain appartient à ceux qui se demandent "pourquoi". Mais l'avenir appartient forcément à ceux qui se demandent "comment".
D'où un tout autre mouvement : pour sortir de l'« il y a », il faut non pas se poser, mais se déposer; faire un acte de déposition, au sens où l'on parle de rois déposés. Cette déposition de la souveraineté par le moi, c'est la relation sociale avec autrui, la relation dés-inter-essée.
Je t'aime. Oh mon dieu, c'est juste sorti hors de ma tête, comme euh, c'était un genre de... je, je, je t'aime. J'ai juste... Seigneur je l'ai refait. Je t'aime. Oui, juste, je t'aime et j'ai essayé de ne pas [...] â–º Lire la suite
Le public humain est le véritable auteur du langage, comme son vrai conservateur.
On peut vivre dans une maison exiguë, on ne peut pas vivre avec une âme angoissée.
Les enfants sont la chose la plus précieuse dans la vie. Un parent doit faire tout ce qu'il peut pour donner à un enfant le sens de la famille.
Je me sens extrêmement chanceux, extrêmement reconnaissant et un peu aigre-doux aussi.
Si on ne croit à rien, si rien n'a de sens et si on ne peut affirmer aucune valeur, alors tout est possible et rien n'a d'importance.
Le déracinement pour l'être humain est une frustration qui, d'une manière ou d'une autre, atrophie la clarté de son âme.
Je sens beaucoup d'amour des Français.
Pâtir rend le bon sens au sot.
Le Bon Dieu, voyez-vous, a donné une langue même aux gens les plus compétents et les mieux dotés de bon sens - sans pour autant qu'ils en fassent toujours le meilleur usage.
Parmi les causes de ce qu'on appelle habituellement le « malaise » des esprits, l'une des plus caractéristiques me semble être l'évacuation progressive de la substance de l'Etat. L'Etat se dépolitise. Non au sens de la « politique politicienne », plus présente que jamais. Mais au sens du politique. De l'essence du politique.