On aurait des enfants tous élevés, si les parents étaient élevés eux-mêmes.
En prenant l'enfant par la main, on prend la mère par le coeur.
Ils quittent un à un le paysPour s'en aller gagner leur vieLoin de la terre où ils sont nés.Depuis longtemps qu'ils en rêvaientDe la ville et de ses secretsDu formica et du ciné.
Moi, je suis assez partisan de la fuite. Je trouve ça très beau.
La mort vient assez tôt sans qu'on aille la chercher.
Ce que nous sommes est le cadeau que la Vie nous à fait. Ce que nous devenons est le cadeau que nous faisons à la Vie.
Vos pieds vous emmèneront là où est votre coeur.
Je vis une vie très simple quand je ne suis pas sur la route.
Marche face au soleil sans craindre la brûlure du bonheur et laisse ton ombre lutter contre les ténèbres dans ton dos.
C'est le lot de l'âge et de la sagesse que de ramener les désirs à un niveau de satisfaction possible.
La caricature sert un peu à venger des gens qui eux ne peuvent pas s'exprimer.
Que peut opposer une classe innovatrice au formidable ensemble de tranchées et de fortifications de la classe dominante ? L'esprit de scission, c'est-à-dire l'acquisition progressive de la conscience de sa propre personnalité historique.
Dans ce monde qui se voudrait cynique à force de réalisme, un des moteurs principaux de la politique est l'irrationnel désir de ne pas perdre la face.
La carte du tendre a été remplacée par la carte de crédit. Ca fait gagner du temps.
Hasard dit-on. Mais le hasard nous ressemble. La véritable humilité, c'est d'abord la décence.
Plus j'étudie la religion, plus je suis convaincu qu'un homme n'a jamais vénéré personne excepté lui-même.
Ce n'est pas la valeur de la chose, mais le besoin qui fait sa valeur.
Le temps ride la peau des hommes et polit celle des pneus.
Lorsqu'ils sont vivement pressés par la faim en hiver, ils mangent les vieilles femmes avant de manger les chiens ; quand M. Low demanda au jeune garçon pourquoi cette préférence, il répondit : "Les chiens attrapent les loutres et les vieilles femmes ne les attrapent pas."
C'est la plus belle histoire du monde. Un jours tu as dix-sept ans et tu planifies pour plus tard. Et puis tranquillement et sans s'en rendre compte... plus tard c'est aujourd'hui... puis plus tard devient hier... et c'est ta vie.
Les enfants, c'est fait pour grandir, pour s'en aller vers l'avenir, en laissant derrière eux des rires, pleins de rêves et de souvenirs.
Il est navrant de songer qu'après avoir survécu aux invasions barbares, à l'Inquisition, à la peste noire... l'humanité finira par succomber, pour avoir pulvérisé à l'aide de bombes aérosols, ces chlorofluorocarbures fatals à la couche d'ozone.
Etre ou jouer le jeu voilà la question de la vie entière.
Si il n'y a pas d'émotion, si il n'y a pas de choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre une photo, c'est la photo qui nous prend.
Si j'avais envie d'être tous les jours à la télévision, j'y serais.
Celui qui écoute aux portes la prend souvent en pleine gueule.
L'âme est l'organe du bonheur comme l'oeil est celui de la lumière.
La vie, c'est la croissance. Le business, c'est la croissance. On croît ou on meurt.
C'est l'histoire d'une société qui tombe et qui au fur et à mesure de sa chute se répète sans cesse pour se rassurer : jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien... Le problème ce n'est pas la chute, c'est l'atterrissage.
La clémence vaut mieux que la justice.
Mais la beauté de l'amour, c'est l'interpénétration de la vérité de l'autre en soi, de celle de soi en l'autre, c'est de trouver sa vérité à travers l'altérité.