La volonté est aveugle, la douleur myope.
L'amour est aveugle ? Quelle plaisanterie ! Dans un domaine où tout est regard !
Quand la force occupe le chemin, le faible entre dans la brousse avec son bon droit.
Les réformes sociales ne sont jamais menées par la faiblesse des forts ; mais toujours par la force des faibles.
Le vingtième siècle parle à l'oeil, et comme la vue est un des sens les plus volages, il lui faut hurler, crier avec des lumières violentes, des images désespérantes à force d'être gaies.
Ils [les fanatiques] voudraient que tout le monde soit aussi aveugle qu'eux-mêmes : pour eux, être clairvoyant, c'est du libertinage.
La volonté n'est que l'enfant du désir, et la mère du pouvoir.
Les excès de la liberté mènent au despotisme ; mais les excès de la tyrannie ne mènent qu'à la tyrannie.
La douleur est le déplaisir dû aux sens et ce qui le produit est désagréable.
Lorsque les pouvoirs législatif et exécutif sont unis dans la même personne ou dans le même corps de magistrats, il ne peut y avoir de liberté ; parce que des appréhensions peuvent survenir, de peur que le même monarque ou sénat n'édicte des lois tyranniques, pour les exécuter de manière tyrannique.
Je suis l'ennemi, parce que je pense, parce que j'aime lire, parce que je suis pour la liberté d'expression et la liberté de choix, je suis le genre de mec qui aime aller dans un bon resto et qui se [...] â–º Lire la suite
La force suprême de l'art et de l'amour est de nous contraindre à vouloir épuiser en eux l'inépuisable.
Les femmes sont mélange de désir d'une certaine brutalité et de l'exigence d'immenses égards. Elles adorent la force, mais une force qui parfois s'incline, et un tigre qui tantôt dévore et tantôt se fait descente de lit.
Si la France considérait la liberté d'expression comme valeur suprême, ce n'est pas un policier qu'il fallait mettre devant Charlie Hebdo mais deux cents.
Le sexe représente une force trop immense pour que l'on en fasse bon marché ou mauvais usage.
Libre est le romancier, il crée un monde à sa guise, mais il le fait sur le bord du monde qui existe. Sa liberté en est très réduite.
Quant à la souffrance amoureuse, elle est indissociable de la félicité, notre chagrin nous plaît et nous manquerait s'il venait à disparaître, délices et douleur mêlées.
Avoir une routine, savoir quoi faire, me donne un sentiment de liberté et m'empêche de devenir fou. C'est apaisant.
Chaque douleur est une mémoire.
Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur ; il n'y a que les petits hommes, qui redoutent les petits écrits.
Il me paraît absurde que les lois, qui sont l'expression de la volonté publique, qui détestent et punissent l'homicide, en commettent un elles-mêmes, et que pour éloigner les citoyens de l'assassinat, elles ordonnent un assassinat public.
L'homme n'amène pas son propre malheur, et si nous souffrons, c'est par la volonté de Dieu, bien que je n'arrive pas à comprendre pourquoi il se croit obligé de tellement en remettre.
Quand la société serre les fesses, les espaces de liberté individuelle rétrécissent.
La liberté ne se donne pas, on la prend.
La liberté ignore les serrures du temps et de l'espace. Pour traverser les murs, il suffit d'ouvrir les portes, ouvrir les ailes, ouvrir les rêves.
Pourquoi ai-je si peu de contrôle ? C'est le cas de beaucoup de gaspillage et de douleur dans ma vie.
C'est dans la connaissance des conditions authentiques de notre vie qu'il nous faut puiser la force de vivre et des raisons d'agir.
La sagesse est la force des faibles.
Les Révolutions accouchent la force et liquident la faiblesse.
Il y a des gens qui se réclament d'un seul livre, moi je me réclame de la liberté des autres livres qu'ils n'ont pas lus.
La volonté du mal ruine souvent le mal.