Si les baisers s'envoyaient par écrit, Madame, vous liriez ma lettre avec les lèvres !
La citation de Gilles Deleuze affirme que le véritable attrait, ou le charme, des individus réside dans leur part d'excentricité, de singularité, ou ce qu'il nomme la "folie" ou le "point de démence". Ce n'est pas la perfection ou la rationalité absolue qui nous séduit, mais plutôt les moments où la personne "perd un peu les pédales", où elle montre ses failles, ses passions déraisonnables ou son incapacité à suivre un chemin parfaitement tracé. Ce grain de folie est présenté comme la source même du charme, un élément nécessaire pour pouvoir aimer quelqu'un réellement.
La véritable beauté de l'être humain ne réside pas dans sa sagesse ou sa perfection, mais dans son "grain de folie". C'est cette part d'irrationalité, de passion démesurée, ou de singularité inattendue qui est la clé du charme et la condition essentielle pour que l'amour et l'attachement véritable puissent naître. Aimer, c'est saisir et embrasser la démence de l'autre.
Cette idée rejoint des thèmes majeurs de la philosophie et de la littérature :
La citation est attribuée à Gilles Deleuze. Bien qu'elle soit souvent diffusée sous forme de courte citation, le passage est tiré d'un entretien ou d'une conférence, probablement dans les années 1970 ou 1980, période où le philosophe développait son œuvre en collaboration avec Félix Guattari. Il est difficile d'en localiser la source exacte et unique sans une recherche approfondie dans ses écrits ou enregistrements audio.
L'auteur est le philosophe français Gilles Deleuze (1925-1995). Il est l'une des figures majeures de la philosophie contemporaine. Son œuvre, très influente dans les domaines de la philosophie, de la littérature, du cinéma et des arts, est caractérisée par une critique radicale des structures de pouvoir et une valorisation de la création, de la multiplicité et du devenir.
La pensée de Deleuze émerge dans le contexte de l'après-Mai 68 en France. C'est une période de contestation des institutions (famille, État, psychiatrie) et d'une remise en question profonde des notions de rationalité et de normalité. L'idée de valoriser la "folie" et de critiquer la normalisation est très présente dans la pensée française de cette époque, notamment avec le mouvement de l'antipsychiatrie. Cette citation s'inscrit dans un mouvement intellectuel plus large qui cherche à libérer le désir des contraintes de la société de contrôle.
Mon troisième film, "À double tour", est tiré d'un bouquin de Stanley Ellin que j'avais lu pendant mon service militaire. Je n'avais rien compris à l'intrigue, je l'ai donc reconstruite, l'enquête policière ne m'intéressait pas, je l'ai donc supprimée, le [...] â–º Lire la suite