Mourir est une infidélité.
Nous voulons un monde nouveau et original. Nous refusons un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de périr d'ennui.
En ce monde rien n'est certain, à part la mort et les impôts.
La mort ne vient qu'à l'heure choisie par l'âme.
Mieux vaut être couard une minute que mort tout le reste de la vie.
Je n'ai pas peur de mourir parce que je ne connais pas la mort. Mais j'ai peur de ne plus vivre parce que je connais la vie !
Avec la mort d'un homme meurt toute la grâce humaine.
La mort s'est tellement rapprochée qu'on tient compte d'elle même pour de toutes petites décisions, savoir, par exemple, s'il vaut encore la peine ou non de se faire plomber une dent.
Nous devrions utiliser la mort pour entrer plus avant dans la vie.
L'écriture est le souvenir de leur mort et l'affirmation de ma vie.
Il n'y a plus que la peur de mort qui les retienne à la vie.
Franchement, il y a pas plus stupide qu'une mort dans un stade. Moi, mon rêve le plus cher serait que les supporters de foot du monde entier se donnent la main... et se jettent dans le vide.
La frénésie du changement serait aussi néfaste que la surdité et la cécité qui nous occultent ce que nous sommes.
Il s'est tellement préparé à la mort que la vie l'impatiente.
Le nouveau n'a d'attraits irrésistibles que pour les esprits qui demandent au simple changement leur excitation maxima.
Le désespoir est à la mort ce que le beurre de cacao est au suppositoire : un excipient qui rend plus facile le passage.
La seule différence que je connaisse entre la mort et la vie, c'est qu'à présent vous vivez en masse, et que dissous, épars en molécules, dans vingt ans d'ici vous vivrez en détail.
La mort est d'abord le néant du savoir... "On ne sait pas". Ce sont les premiers mots qui viennent, et qui conviennent.
La mort elle aussi brille par son absence.
Le mort le plus chargé de couronnes immortelles aurait souvent tort de ressusciter.
La mort est le repos des pauvres.
Le charme de la mort n'existe que pour les courageux.
L'expérience de la mort n'est pas une expérience solitaire.
La vie d'un homme se termine parfois par la mort d'un autre.
Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement.
L'homme ne refuse pas un soupir à la mort qui arrive.
L'acteur de cinéma, comme l'écrivain, continue d'exercer son métier après sa mort. Pour lui arriver à la cheville, le comédien de théâtre se doit au moins de mourir en le faisant.
En pleine vie, nous appartenons déjà à la mort !
À chaque changement de point de vue correspond un changement de lois. Il existe donc une infinité de lois.
A certaines heures de la vie, la persécution de l'adversité est si grande que l'on ne peut plus en ressentir les coups. On vit, ou mieux on se laisse vivre comme si la vie s'était retirée de nous et qu'un souffle de mort continuait de nous animer.
La vie est triste à mourir alors autant en rire à crever.