La mort, c'est la dernière étape de la douceur. La mort, c'est la douceur absolue. C'est le calme, le repos. c'est l'absence de mouvement et la paix.
C'est le terreau de la vie, la banalité. Rarement, une perle, un grain de sable, une particule luisante tombe sur notre épaule. Et dans cet océan de vagues ordinaires, le pouvoir est le vice banal le plus à son aise chez l'homme.
La mort est le prolongement horizontal d'un rêve factice, la vie n'étant pas vérifiable.
Le sommeil est la moitié de la santé.
La tartine tombe toujours sur le côté beurré.
La modération est une chose fatale. Assez est aussi mauvais qu'un repas ; plus qu'assez est aussi bon qu'un festin.
Un peu plus loin, je tombe sur une tache sanglante entourée d'un grand arc de cercle dessiné dans la neige par les ailes d'une chouette. Le dégel, en délivrant le lapin de la faim, lui a fait oublier sa peur. La chouette est venue lui rappeler que les pensées printanières ne sauraient remplacer la prudence.
Par l'absence à la mort vous vous accoutumez.
Pour qui s'emmerde au trou perdu, la mort du voisin ranime toujours un peu la vie, mettant la joie dans les chaumières où le père noue sa cravate noire des cimetières en fredonnant des javas usées.
- Vous avez ses yeux ! - Je ne les aurai que s'il me les lègue à sa mort !
- Écoutez : de l'extérieur c'est déjà magnifique ! Oh Thérèse ! Une serpillère ! C'est formidable, écoutez, fallait pas... - mais non Pierre c'est un gilet... - Ah mais oui bien sûr, c'est un gilet ! Où avais-je la tête ? Il y a [...] ► Lire la suite
Aimable jeunesse suivez la tendresse, joignez aux beaux jours la douceur des Amours.
On tombe amoureuse, puis on tombe enceinte, puis on tombe de haut.
Les larmes sont parfois une réponse inappropriée à la mort. Quand une vie a été vécue vraiment honnêtement, vraiment avec succès, ou simplement vraiment, la meilleure réponse à la ponctuation finale de la mort est un sourire.
Mourir n'est pas mourir, mes amis, c'est changer. La vie est le combat, ma mort est la victoire. Et cet heureux trépas, des faibles redouté. N'est qu'un enfantement à l'immortalité.
La mort n'oublie personne, mais certains oublient de vivre.
Qui vit la mort jouit d'une longue vie.
Quand une femme est la douceur et le trouble, l'amusement et la gravité, la nouveauté et la mémoire, le voyage et la demeure... Quel homme digne de ce nom refuse ce miracle et choisit de fuir en invoquant l'inconfort d'aimer ?
L'amour éternel relève du hasard ou de la mort prématurée.
La bureaucratie est la mort de tout travail sonore.
Peut-être est-ce justement le signe de la mort ; quand la pensée s'arrête.
Je ne crains pas la mort. J'étais mort depuis des milliards et des milliards d'années avant ma naissance et je n'en avais pas subi le moindre inconvénient.
Dans la joie comme dans la peine ; dans la richesse et dans la pauvreté ; pour le meilleur et pour le pire ; je promets de t'aimer et de te chérir. Et je promets que je ne laisserai rien [...] ► Lire la suite
La mort nous parle d'une voix profonde pour ne rien dire.
La mort est derrière la pluie. Derrière la pluie, plus jamais de pluie. Après l'enfer, la vie.
La mort est si peu notre affaire, que personne ne s'enterre sois-même.
Tout amour est à la fois douceur et violence.
Six heures de sommeil pour un homme, sept pour une femme et huit pour un imbécile.
La mort. L'horreur absolue de la non-existence. La mort ne rentre dans aucun schéma. Il n'y a pas d'explication à la mort. Elle entre, elle vous arrête au milieu d'une phrase : "Non, c'est fini" et claque la porte.
Celle qui est agréable à l'oeil n'est pas nécessairement douce au toucher.
Il est incroyable de voir comme le peuple, dès qu'il est assujetti, tombe soudain dans un oubli si profond de sa liberté qu'il lui est impossible de se réveiller pour la reconquérir : il sert si bien, et si volontiers, [...] ► Lire la suite